« À l'école on est déjà avec des garçons! Je ne vois pas pourquoi ça me gênerait d'aller travailler avec eux! » Rawan Elshal n'est qu'au secondaire, mais elle rêve déjà d'une carrière dans un laboratoire scientifique. Ce domaine est encore dominé par les hommes, mais elle n'y voit pas un obstacle : comme 150 autres jeunes filles de son âge, samedi, elle participait à l'activité Les filles et les sciences : un duo électrisant, à l'Université Laval.

Un texte d'Alexandre DuvalTwitterCourriel

Même si les femmes obtiennent la majorité des diplômes universitaires décernés au Canada depuis les années 1990, elles sont toujours sous-représentées dans le domaine des sciences et du génie.

À la Faculté des sciences et de génie (FSG) de l'Université Laval, à peine plus du quart des étudiants sont des femmes. Dans certaines disciplines, l'écart est encore plus marqué. En génie électrique, par exemple, les femmes ne représentent que 10 % du corps étudiant.

« C'est plusieurs événements et actions qui font en sorte que les filles prennent goût aux sciences et démystifient le domaine des sciences et du génie, surtout », croit Élisabath Oudar, responsable des stages à la FSG.

L'événement Les filles et les sciences : un duo électrisant fait partie de ces initiatives qui pourraient contribuer à enrayer ce déséquilibre, à long terme. L'activité, qui en était à sa 9e présentation à Québec, samedi, a attiré un nombre record de jeunes filles assoiffées de découvertes.

Rawan Elshal était du nombre. « On découvre les sciences d'une autre façon, qu'on ne peut pas vraiment découvrir à l'école », explique-t-elle. Mais son rêve de devenir scientifique n'a pas germé le jour même.

Des kiosques dans tous les domaines

De la robotique à la modélisation 3D, en passant par la bactériologie et les mathématiques, plusieurs kiosques leur présentaient des outils technologiques, des métiers et des domaines de recherche.

Les kiosques étaient souvent animés par des femmes, de telle sorte que les jeunes filles pouvaient interagir avec des modèles de réussite féminins.

Annie Leclerc, qui s'occupait d'un atelier sur la contamination bactériologique, était impressionnée par « les yeux brillants » des jeunes élèves. « Je trouve que les filles sont intéressées. Il y en a qui sont indécises. Il y en a qui savent déjà ce qu'elles veulent faire. C'est motivant pour elles et pour nous. »

Les jeunes filles ont aussi pu assister à une conférence de l'animateur et vulgarisateur scientifique Martin Carli. Pour ce dernier, il est primordial de briser le stéréotype du scientifique afin que les jeunes filles s'intéressent à ce domaine.

« Le scientifique qui n'a pas de vie, avec le sarreau, la petite pochette de feutre, les lunettes pétées avec un petit ruban adhésif : ce n'est pas du tout représentatif de la réalité », lance-t-il.

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