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Les syndicats des employés municipaux à Québec fustigent le pacte fiscal

Le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec (SFMQ) entend contester devant les tribunaux certaines dispositions du nouveau pacte fiscal conclu entre les villes et le gouvernement Couillard.

Le président du SFMQ, Jean Gagnon, accuse le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, de bafouer la société de droit que s'est donnée le Québec.

Jean Gagnon affirme que le ministre a accordé aux grandes villes le droit de décréter les conditions de travail de leurs employés uniquement par intérêt politique.

« C'est assez paradoxal quand on voit le ministre Moreau qui désavoue les juges au Québec. Il s'en prend au système de justice au Québec en disant qu'un maire va avoir plus de jugement, s'il est élu, qu'un juge dûment nommé par le système », ajoute-t-il.

À l'instar d'autres organisations syndicales, le syndicat des cols blancs va contester devant la cour la légalité de cette disposition du nouveau pacte fiscal accepté par 80 % des membres de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), réunis à Lévis, mercredi.

L'entente prévoit notamment une révision des modalités de négociations avec les syndicats ainsi qu'une révision des règles concernant l'arbitrage.

Les cols bleus inquiets

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec craint pour sa part que le nouveau pacte fiscal entraîne à l'avenir une détérioration du climat autour des tables de négociation.

Le président du syndicat, Daniel Simard, se dit inquiet. « Je me pose vraiment des questions à savoir si la prochaine négociation sera décrétée ou si on sera capables de négocier », dit-il.

Lors des plus récentes négociations avec la Ville de Québec, les cols bleus avaient été les premiers à s'entendre avec l'administration Labeaume, en 2014. Cette entente avait été qualifiée de « gagnante-gagnante » par le maire, rappelle Daniel Simard.

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