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Les tuteurs de la TELUQ manifestent à Québec

Plus de 100 tuteurs et représentants syndicaux ont manifesté jeudi après-midi devant le siège social de la TELUQ à Québec pour dénoncer la réorganisation de l'institution. Ils craignent de nombreuses pertes d'emploi.

Le syndicat des tuteurs de la Télé-université, qui négocie actuellement le renouvellement de sa convention collective, indique qu'une quarantaine de postes ont été remplacés par des employés externes, gérés par un sous-traitant, l'Institut Matci.

La présidente du syndicat, Nancy Turgeon, soutient que l’encadrement d’environ 37 % des étudiants a été transféré à l’entreprise marocaine et d’autres changements seraient à prévoir.

« La TELUQ nous a annoncé que 75 % de nos tâches seraient données à d’autres employés que nous », soulève-t-elle.

Les tuteurs craignent que cette restructuration nuise à la qualité de l’enseignement offert.

Elle souligne que cette réorganisation n'est pas provoquée par une diminution de la fréquentation étudiante.

« Il va y avoir une diminution du temps consacré à l’étudiant par rapport au travail qu’on fait depuis des années », déplore Mme Turgeon.

Le syndicat affirme que 200 tuteurs travaillent pour la TELUQ.

Marchandisation de l’éducation

Le président de la Fédération des enseignants du Québec, Jean Murdock, et le secrétaire général du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN, Yves Fortin, ont aussi participé à la manifestation.

« On sait aussi à la fédération que le télé-enseignement c’est quelque chose vers lequel on se dirige de plus en plus, ça demande énormément d’encadrement, parce que les gens décrochent facilement », déclare M. Murdock.

Les représentants syndicaux comptent rencontrer le ministre de l’Éducation s’il le faut.

« Je pense qu’il commence à y avoir un enjeu majeur, c’est un modèle qui peut être exportable », ajoute M. Fortin.

Pas de mises à pied

La directrice des communications et des affaires publiques à la TELUQ, Nathalie Letendre, explique que l’établissement est en restructuration depuis 2015.

« Nous ne sommes plus la seule université à distance au Québec. Maintenant toutes les universités font de la formation à distance ou presque, donc pour la TELUQ, il est important de travailler davantage à sa programmation et à son offre », dit-elle, précisant qu’un vingtaine de nouveaux professeurs ont été embauchés dans les derniers mois.

Elle ajoute que 40 % des tuteurs travaillent également ailleurs et que seulement 9 % d’entre eux travaillent à temps plein à la TELUQ.

« Chaque trimestre, le besoin est évalué. Il n'y a eu aucun poste qui a été coupé. Ça va selon les besoins », précise-t-elle.

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