Les premiers voyageurs en provenance de l'aéroport de Fort Lauderdale sont rentrés à Québec, samedi en fin de journée, soit 24 heures après la fusillade qui a coûté la vie à cinq personnes. Même s'ils n'ont pas vécu l'événement dramatique, ils en ont subi les conséquences lors de l'attente de leur vol.

C'est un vol d'Air Transat avec 180 personnes à bord qui a atterri le premier à l'aéroport Jean-Lesage depuis que les événements de Fort Lauderdale se sont produits.

Ce vol devait initialement toucher terre à 15 h 35, mais en raison de la cohue à l'aéroport floridien, les voyageurs ont dû patienter deux heures de plus.

« Le vol est parti deux heures en retard, mais ça s'est bien passé », affirme Richard Coulombe, un voyageur. Il raconte que les mesures de sécurité étaient très visibles à son terminal.

« Il y a de la police partout. L’aérogare 2 est fermé, alors ça refoule à l’aérogare 3 et 4 donc il y a beaucoup de monde », ajoute-t-il.

Un autre passager, Christian Lavoie, était plutôt soulagé d'atterrir à Québec avec sa conjointe.

On est content d'arriver. Là-bas, c'était plein de policiers avec des fusils mitrailleurs. Je n'avais jamais vu ça!

Christian Lavoie, passager

David Drouin, pour sa part, dit ne pas trop avoir senti les contrecoups de la fusillade de vendredi en attendant son avion.

« Le monde était prudent, mais pas plus qu’il faut. Ce qu’on savait c’est que ça se passait dans le terminal 2. Nous, on était dans le terminal 4, donc c’était correct […] On ne le sentait pas qu’il y avait autant de surveillance ou quoi que ce soit. »

Deux autres vols en provenance de Fort Lauderdale sont attendus, samedi soir, à l'aéroport Jean-Lesage.

Des départs dans le calme

Tôt samedi matin, à Québec, deux compagnies aériennes offraient comme prévu leur départ à destination de Fort Lauderdale.

« Hier, c’est sûr qu’on se questionnait sur les événements qui se sont passés, mais aujourd’hui, dans le fond, on sait que c’est réglé. On se sent très bien », affirme Richard Verreault, qui ira passer deux semaines en Floride.

Son principal souci était de savoir si son avion décollerait bel et bien, au lendemain du drame. « Maintenant, on s’attend à de la sécurité là-bas, ça c’est sûr et certain », dit-il.

Un autre couple rencontré à l’aéroport admet avoir certaines inquiétudes, mais se rassure en songeant au travail des autorités américaines. « Je pense qu’il va y avoir plus de sécurité encore, donc il n’y a pas lieu d’avoir peur », croit Louise Cauchon.

C’est sûr que tu es inquiet parce qu’il y a des morts. Après ça, tu te dis "on va partir quand même", mais c’est un peu inquiétant.

Christian Gignac

D’autres voyageurs se disent conscients de ne pas être à l’abri, mais refusent de céder à la peur. « Il faut s’attendre que partout où l’on va dans le monde, ces temps-ci, c’est compliqué, c’est dangereux, mais il faut continuer à y aller quand même », affirme Raymond Beaulieu, qui voyage avec sa conjointe.

« Je ne suis pas trop inquiet. Au fond, il ne peut pas y avoir un déséquilibré tous les jours », indique pour sa part Gilles Rompré. Sa conjointe, Sylvie Deschênes, prévoyait déjà que le temps d’attente aux douanes pourrait être plus long.

À l'aéroport Jean-Lesage, les mesures de sécurité ont été renforcées au cours des deux dernières années à la suite des attentats de Paris et de Bruxelles.

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