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Les « zone a traffico limitato » en Italie lui valent 500 euros de contraventions

Quatre mois après un voyage de rêve en Italie, Alexis Roger a reçu une bien mauvaise surprise par la poste. Les autorités de Florence et de Rome lui réclament près de 500 euros pour avoir circulé au centre-ville avec une voiture de location alors qu'il n'en avait pas le droit.

Or, le voyageur ne s'est jamais douté qu'il était en infraction tant les panneaux d'affichage, en italien, sont complexes à déchiffrer.

« Il y aurait des panneaux qui ont été clairement affichés, mais on s'entend qu'on est à Rome, on est dans un trafic de fous, il y a du monde à la messe et il n'y a pas juste ce panneau-là, il y en a une panoplie », raconte Alexis Roger.

Les « zone a traffico limitato », des zones à circulation limitée au coeur des grandes villes italiennes, piégeraient chaque année des milliers de touristes.

De retour au pays depuis plusieurs mois déjà, Alexis Roger n'est peut-être pas au bout de ses peines. De nouvelles contraventions pourraient arriver dans la boîte aux lettres jusqu'à un an après le voyage.

« Pour l'instant, ça représente le coût de la voiture pour deux semaines de location. C'est deux fois le budget qu'on avait prévu », déplore-t-il.

Payer ou ne pas payer?

L'avocat Éric Lamontagne, de l'entreprise Contraventions experts, explique que les touristes qui reçoivent des constats d'infraction à l'étranger ne sont pas forcément obligés de les payer.

« On ne s'expose à aucune conséquence à moins que cette contravention-là, ce soit à un endroit où il y a une entente de réciprocité avec le Québec », explique Me Lamontagne en notant que l'Italie n'a pas de telle entente avec le Québec.

Attention par contre, les voyageurs qui choisissent de ne pas payer peuvent avoir de sérieux problèmes s'ils retournent dans le pays où ils ont commis les infractions.

« Un coup rendu là, il peut y avoir un douanier qui nous dit : "Monsieur, vous avez un mandat [d'arrestation] pour des constats impayés" », prévient l'avocat.

Le CAA-Québec de son côté recommande aux voyageurs d'acquitter les contraventions pour des infractions à l'étranger pour éviter tout problème futur.

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