Après avoir soufflé le chaud et le froid pendant des mois sur le projet de service rapide par bus (SRB), le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a annoncé mardi que sa municipalité se retirait définitivement de l'aventure.

Un texte de Louis Gagné

« On se retire du projet de SRB pour une simple et bonne raison, c’est qu’il est difficilement justifiable sur le plan financier par rapport aux bénéfices que la population pourrait en retirer », a-t-il déclaré à la sortie d’une séance extraordinaire des membres du Conseil municipal.

Cette décision inattendue survient moins de deux semaines après que Gilles Lehouillier se soit entendu avec son homologue de Québec, Régis Labeaume, sur un tracé commun pour le SRB. À la suite de cette entente, la participation de la municipalité située sur la rive sud ne semblait plus faire aucun doute.

« Lévis va être inclus et il y aura des travaux en simultané, à Lévis et Québec, sur des tronçons qui font notre affaire et puis ça, pour nous, c’est extrêmement important », avait affirmé Gilles Lehouillier.

Revirement

Le maire soutient maintenant que le projet de SRB a évolué d’une façon telle que les coûts et bénéfices « ne sont vraiment pas au rendez-vous pour nous ». Même en ramenant le projet à « sa plus simple expression », les élus de Lévis sont persuadés que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

« Le bureau d’études a fait son travail. Il a déposé les scénarios qu’on avait demandés qui nous ont permis d’analyser la situation, mais en tout état de cause, c’est un projet qui est beaucoup trop onéreux pour notre capacité », a martelé le maire de Lévis, qui mentionne que l’implantation du SRB sur la rive sud coûterait 660 millions de dollars.

Condition sine qua non

Depuis de nombreux mois, Gilles Lehouillier soutenait que sa municipalité ne participerait au projet que s’il était financé à 100 % par les gouvernements fédéral et provincial. Aujourd’hui, cette condition ne suffit plus.

« Il faut regarder la situation à moyen terme. Même si le projet avait été financé à 100 %, on aurait eu des coûts d’immobilisation complémentaires, mais aussi des coûts d’exploitation qui auraient été quand même assez importants et qui auraient impacté la capacité financière de la Ville », a-t-il fait valoir.

Gilles Lehouillier a précisé que sa municipalité souhaitait toujours soutenir le transport en commun. Il a annoncé qu’un comité de travail allait être mis sur pied afin d’améliorer la fluidité de la circulation.

« On va faire des recommandations […] qui vont être tout aussi efficaces et qui vont nous permettre d’obtenir d’excellents résultats, autant que si on avait participé à un SRB, mais avec des coûts beaucoup moins élevés », a-t-il promis.

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