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Lévis pourrait étendre son interdiction à tous les chiens dangereux

La Ville de Lévis se dit satisfaite de sa réglementation sur les pitbulls, adoptée en 2013. Ces chiens, à nouveau à l'avant-plan de l'actualité après une attaque possiblement mortelle à Montréal cette semaine, sont interdits sur le territoire de la ville, ce qui a fait diminuer le nombre de plaintes de manière drastique selon le maire.

Gilles Lehouillier affirme maintenant que sa ville pourrait même aller plus loin, et interdire tous les chiens dangereux si le besoin s'en faisait sentir.

Vendredi, le maire de Québec, Régis Labeaume, a affirmé qu'il souhaitait légiférer sur les pitbulls. « Il faut arrêter ça. Il faut que ça finisse les pitbulls. Il faut réglementer », a lancé le maire de Québec.

Questionné sur le sujet, Gilles Lehouillier plaide que l'interdiction était la meilleure mesure à adopter. « La seule formule valable qu'on a trouvée, c'est de l'interdire. Si des gens sont capables de nous proposer des formules plus intéressantes, on pourra les regarder. Mais pour le moment, ça a eu de l'effet, puisque le nombre de plaintes est en baisse constante. On en a pratiquement plus. »

En 2011, Lévis a reçu une dizaine de plaintes concernant les pitbulls alors qu'en 2015, seulement 2 ont été répertoriées. Depuis 2013, la Ville de Lévis a donné une trentaine de constats d'infraction à des propriétaires de pitbulls qui contrevenaient à la réglementation.

Des mesures efficaces... mais difficiles à appliquer

Laval Provencher organise des salons canins depuis une trentaine d'années. Ce spécialiste se dit en accord avec la mesure mise en place à Lévis, mais ajoute un bémol.

« L'interdiction d'une race est une décision importante, plaide-t-il, parce que les gens qui font des choses pas correctes, ils vont se tourner vers d'autres races. »

Selon lui, pour qu'une interdiction fonctionne, les amendes doivent être salées pour les maîtres en infraction. Il cite en exemple la réglementation ontarienne, qui interdit la reproduction et la vente des pitbulls sur son territoire, mais où les propriétaires de chiens ont obtenu un droit acquis pour la de vie de leur animal.

« Il faut que la loi soit bien faite, il faut qu'elle soit restrictive. Et il faut surtout que s'il arrive un problème, et que la loi soit appliquée, explique-t-il. En Ontario, il y a des amendes allant jusqu'à 10 000 $, même 25 000 $ pour les producteurs. Il y a même de la prison possible. »

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