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Libération de l'ex-juge Delisle : la Couronne présente sa nouvelle preuve balistique

L'expert en balistique de la Couronne croit qu'il est impossible que Nicole Rainville se soit suicidée contrairement à ce que prétend le pathologiste ontarien qui a témoigné pour l'ex-juge Jacques Delisle.

Guillaume Arnet, balisticien au Laboratoire médico-légal de Montréal témoigne pour la poursuite à la reprise de l'audition de la demande de remise en liberté de Jacques Delisle. L'homme de 81 ans espère sortir de prison en attendant que la ministre fédérale de la Justice examine sa demande de révision judiciaire.

Exhibant dans une main un pistolet identique à celui qui a tué Nicole Rainville et de l'autre, un crâne, Guillaume Arnet multiplie les démonstrations sur les trajectoires empruntées par la balle devant le juge Benoit Moulin de la Cour supérieure.

En octobre, le pathologiste Michael Shkrum qui a témoigné pour Jacques Delisle a soutenu qu'une fracture se trouvant à l'intérieur du crâne de Nicole Rainville du côté droit démontre que la balle, qui a été tirée du côté gauche, a frappé à cet endroit.

Vidéo à l'appui, Arnet a plutôt expliqué qu'une balle tirée selon la théorie de la défense serait ressortie du côté droit. L'expert a utilisé un crâne synthétique rempli de gel pour réaliser sa démonstration. L'autopsie avait permis de retrouver la balle à l'intérieur du cerveau de Nicole Rainville.

Selon Guillaume Arnet, lors d'un tir à angle tel que proposé par la Couronne lors du procès, la balle se déforme et perd de la vélocité en traversant l'os du crâne, ce qui expliquerait pourquoi elle est restée dans le crâne.

Jaques Delisle écoute son témoignage avec beaucoup d'attention. Contrairement aux audiences du mois d'octobre alors qu'il était vêtu d'un veston, le détenu porte une veste de sport.

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