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Logement communautaire: le FRAPRU invite Ottawa à en faire plus

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) demande au gouvernement Trudeau d'en faire davantage pour aider les ménages à faible revenu à accéder à un logement abordable.

Un texte de Louis Gagné

Selon la porte-parole de l’organisme, Véronique Laflamme, la nouvelle Initiative fédérale de logement communautaire, qui prévoit des investissements de 500 millions de dollars sur dix ans, ne permet pas de garantir l’accessibilité des logements sociaux à long terme.

« Le gouvernement promet de construire 100 000 nouveaux logements, mais il n’y a rien qui nous assure que ces logements-là seront destinés aux gens qui en ont le plus besoin », affirme Mme Laflamme en entrevue à Radio-Canada.

La Phase 1 de l’initiative fédérale comprend un financement de 38 millions de dollars d’ici 2020 pour maintenir l’abordabilité des logements administrés par Ottawa pour les ménages à faible revenu.

Le ministre Jean-Yves Duclos était d’ailleurs à Québec vendredi pour parler de cet investissement, annoncé il y a plusieurs semaines.

Locataires en « sursis »

Véronique Laflamme reconnaît que l’investissement de 38 millions est une « bonne nouvelle » pour les milliers de locataires de la région de Québec qui risquaient de perdre leur soutien financier. Elle déplore toutefois le caractère temporaire du prolongement des subventions.

« Ça peut rassurer à très court terme les locataires des logements concernés, mais à long terme, il n’y a toujours rien de gagné. On ne sait toujours pas en 2020 ce qui sera sur la table pour ces locataires-là », déplore-t-elle.

Mme Laflamme regrette également qu’aucun projet concret de construction de logements sociaux n’ait encore été annoncé. Elle rappelle que 20 000 ménages dans la région de la Capitale-Nationale ont des « besoins impérieux » de logement selon le dernier recensement de Statistique Canada.

« On parle de gens qui consacrent une partie trop importante de leurs revenus pour se loger, qui vivent dans un logement trop petit ou insalubre. Donc ce sont autant de personnes qui, demain matin, auraient besoin d’un logement social », insiste la porte-parole du FRAPRU.

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