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Lutte contre le cancer : le soutien après les traitements

La lutte contre le cancer n'est pas seulement l'affaire des hôpitaux. Après les traitements, plusieurs organismes communautaires viennent en aide aux patients pour les accompagner dans leur guérison. Mais, bien qu'implantées depuis de nombreuses années, les ressources de Québec travaillent à mieux se faire connaître de la population.

Depuis trois mois, cinq organismes de Québec, dont l'Organisation québécoise des personnes atteintes de cancer, la Fondation québécoise contre le cancer et la Société canadienne du cancer, ont formé un comité afin d'uniformiser leurs communications auprès des patients et mieux les orienter vers les ressources.  

Martin Côté, directeur général de l'Organisation québécoise des personnes atteintes de cancer, souligne que les patients sont souvent laissés à eux-mêmes après leur hospitalisation. Or, plusieurs organismes peuvent les accompagner à travers la maladie.

« [Durant les traitements] il y a eu beaucoup de changements au niveau de l'alimentation, de l'isolement, la personne s'est isolée parce qu'elle ne voulait pas attraper une grippe, donc, il faut reconstruire un cercle social et le communautaire va venir agir sur ça. »

M. Côté souligne que cette concertation est essentielle dans un contexte où le taux de cancer dans la population est en augmentation, mais le taux de succès des traitements aussi.

« Il y a des avancées au niveau de la médecine, mais parfois, ça laisse les gens dans une zone de vulnérabilité et c'est là que le communautaire vient embarquer. »

Une aide appréciée

Gérald Tremblay, qui a été frappé par le cancer, a eu recours à divers sevices. Ils permettent de poursuivre la guérison, estime-t-il.

« On passe par la sophrologie, le yoga, des séances de création, ce qui fait que finalement, il y a une espèce d'autoguérison qui se fait, mais qui est toujours appuyée par des spécialistes de ces différents organismes », dit M. Tremblay.

Son épouse, Lise Gauthier, présentement atteinte d'un cancer, ajoute qu'au-delà des traitements, les ressources aident à envisager la vie avec sérénité. 

« C'est comme si ça nous fait oublier ce qu'on porte en dedans et je touve ça encourageant de voir tous les services, les resources qu'on nous offre parce que moi, je cherchais comment vivre cette étape de ma vie dans la confiance et la sérénité en vue d'une guérison. »

Dans la capitale nationale, selon les dernières statistiques avancées par M Côté, une personne sur trois risque d'être atteinte d'un cancer et 70 % des nouveaux cas de cancer touchent les personnes de 60 ans et plus.

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