Privée de rugby pendant quatre mois à cause d'une blessure au « bas du corps », Magali Harvey a réussi son retour au jeu dans la victoire canadienne à Clermont-Ferrand, dernière étape des Séries mondiales à 7. La Québécoise ne pense maintenant qu'à assurer sa place à Rio.

Elle ne savait pas comment son corps allait réagir à Clermont-Ferrand, à la fin mai, au dernier tournoi préparatoire des Canadiennes avant Rio, dans des matchs contre les plus grosses pointures du rugby international.

Elle s'était offert une petite répétition une semaine plus tôt en Angleterre, dans un tournoi amical, pour chasser la rouille.

« C'est là que j'ai fait la plupart de mes erreurs, a-t-elle confié de passage à Québec, le week-end dernier. Donc, en France, j'avais plus de confiance sur le terrain. »

À Clermont-Ferrand, la joueuse internationale de l'année en 2014 s'est rassurée. Elle a constaté que la blessure au bas du corps qu'elle a subie en février, dont elle tait d'ailleurs toujours la nature et la gravité, était derrière elle, malgré quelques douleurs. Mais elle n'y pensait pas dans le feu de l'action.

« Ma vitesse et mon conditionnement sont de retour », dit-elle. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de faire sa marque dans le gain de 29-19 sur l'Australie, en finale, avec le premier essai du match.

Objectif Rio

Magali Harvey met maintenant le cap sur les Jeux olympiques de Rio, pour lesquels les Canadiennes ont rehaussé leur cote en battant les Australiennes, 1res au classement des Séries mondiales.

« Ça nous met en confiance, pas qu'on ne l'était pas avant, explique-t-elle. Ça confirme qu'on est capable d'être les meilleures au monde. C'est excitant parce qu'on n'a pas eu un tournoi parfait. »

Harvey doit encore assurer sa place dans l'équipe olympique, qui ne comptera que 12 joueuses. « Si je continue à pousser, je crois que je peux en faire partie, croit-elle. On va le savoir à la dernière minute. Je croise les doigts et continue à pousser. »

« Que j'aille ou non aux Jeux, je fais quand même partie de l'équipe, insiste-t-elle. On est 25 joueuses qui ont aidé à bâtir ce qu'on a en ce moment. »

(Avec les informations de Jean-Philippe Martin)

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