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Main-d’œuvre : l’industrie touristique de Québec exige l’aide du gouvernement

Afin de maintenir la qualité de son offre dans la capitale, l'Office du tourisme de Québec demande l'aide du gouvernement pour faire face à la pénurie de main-d'œuvre.

« On est rendu qu'on a des membres qui sont obligés de fermer les matins ou des journées complètes pour donner la chance à leurs employés de se reposer. Je pense qu'il va falloir que le gouvernement s'en mêle et qu'il trouve une façon de faire », souligne André Roy, le directeur de l'Office du tourisme de Québec.

M. Roy souhaite qu’un programme de recrutement semblable à celui implanté dans le milieu agricole soit instauré.

« Le gouvernement a déjà trouvé des solutions dans l'agriculture. On le sait, il y a plein de gens qui viennent d'autres pays donner un coup de main », explique-t-il.

Déjà, quelques restaurants ont dû fermer ponctuellement en raison d’un manque de personnel.

Un casse-tête pour les commerçants

Marc-Antoine Doré est propriétaire de l’épicerie Couillard et fils ainsi que de plusieurs restaurants et hôtels dans le Vieux-Québec. Pour lui, la pénurie de main-d’œuvre est devenue un problème auquel il doit faire face quotidiennement.

« Tous les jours, on a des démissions, indique-t-il. Ça devient un casse-tête infernal de gérer ça, à tel point que ça nous nuit dans notre expansion. »

Selon M. Doré, la procédure actuelle pour recruter des travailleurs à l’étranger est trop complexe. Une aide du gouvernement serait donc souhaitable.

« C’est tellement complexe qu'on a arrêté [d’essayer de le faire] », explique-t-il.

Toucher le creux

Selon le coordonnateur du programme de gestion de restauration du Collège Mérici, Sébastien Bonnefis, la pénurie de main-d’œuvre s'estompera au cours des prochaines années.

« Pour l'avenir, ça s'annonce mieux, indique-t-il. On a touché le creux au niveau de la démographie […] J’anticipe que dans deux ou trois ans, il y aura plus de jeunes, plus de main-d'œuvre. »

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