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Maison insalubre dans Charlesbourg : la santé des propriétaires était menacée

Les taux d'ammoniac dans la demeure de l'arrondissement de Charlesbourg évacuée en raison de la présence d'une trentaine de chats étaient d'environ 200 fois supérieurs à la norme.

Selon le Service de protection contre l'incendie de la ville de Québec qui a procédé mercredi après-midi à la ventilation de la demeure, le taux d'ammoniac détecté mardi par les pompiers à l'intérieur de la résidence s'approchait dangereusement des 300 parties par million.

Ce taux représente un danger immédiat pour la vie, souligne Jean-François D'Aigle, porte-parole du Service de protection contre l'incendie. « Pour un milieu résidentiel comme ici, la valeur minimum permise est de 1,7 PPM et nos premières lectures qu'on a eues sont montées à 240 PPM », relate-t-il.

« L'ammoniac est un gaz irritant, corrosif, donc évidemment la première chose qu'on peut sentir, c'est l'irritation des voies respiratoires et ça peut être dangereux pour la santé à court terme dans des valeurs aussi élevées », ajoute-t-il. 

Pour l'instant, l'état de santé des deux occupants qui ont été transportés à l'hôpital hier et pris en charge par l'organisme Pech, qui s'occupe de cas de santé mentale, n'est pas connu.

Récupération des chats

Les autorités ont commencé en après-midi à récupérer les chats

Les pompiers munis d'équipements de protection et de masques ont pénétré à l'intérieur de la résidence pour procéder à la ventilation et permettre la récupération des chats. Des fenêtres qui étaient coincées de l'intérieur ont dû être brisées pour permettre l'aération.

L'entreprise Contrôle d'animaux domestiques a commencé à sortir les animaux dès que le taux d'ammoniac a diminué.

Des voisins étonnés

L'intervention des pompiers et des policiers, mardi, pour forcer un couple à quitter leur résidence pour des raisons d'insalubrité, cause la surprise dans le voisinage, qui ignorait l'ampleur du problème.

Certains voisins avaient bien observé un va-et-vient de plusieurs chats dans le secteur,  mais une voisine immédiate, Tiya Makaya, est stupéfaite d'apprendre la quantité de chats qui se trouvaient à l'intérieur.

« On n'a pas de contacts directs avec nos voisins, pourtant, ce sont nos voisins immédiats, donc on ne savait vraiment pas ce qui ce passait là. C'est après qu'on a su qu'il y avait 30 chats, alors c'est pas mal triste », dit-elle.

La maison abritait une trentaine de félins.

Le voisin d'en face, Claude Garon, qui habite le quartier depuis 2001, affirme que beaucoup de chats se promenaient dans le secteur il y a trois ans. Il croyait que le problème qui avait suscité les plaintes d'autres voisins avait été réglé.  

« Jusqu'il y a trois ans, les chats sortaient. Hier, lorsque la police est venue et ils m'ont dit tous les chats... je pensais que c'était parti. Alors, moi, j'ai déduit qu'ils les gardaient dans la maison », commente-t-il, surpris.

Famille d'accueil

Une voisine qui habite quelques maisons plus loin, Élisa Côté, est aussi étonnée. Selon elle, le couple avait déjà beaucoup de chats il y a quelques années quand il formait une famille d'accueil pour des enfants.

« Ils ont été une famille d'accueil longtemps. Étant plus jeunes, on allait voir les enfants dans la maison, on se tenait un peu ensemble, et ça semblait être des bonnes personnes et les enfants qui habitaient là semblaient bien, il n'y avait rien à dire. »

Selon le règlement municipal sur l'hygiène et la salubrité concernant les animaux, il est interdit de garder dans un logement ou sur le terrain où est situé ce logement plus de trois chiens ou plus de trois chats.

La maison abritait une trentaine de félins.

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