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Maison insalubre dans Charlesbourg : une opération de plusieurs jours

La décontamination de la maison évacuée mardi dans le secteur de Charlesbourg prendra encore plusieurs jours. De forts taux d'ammoniac ont été prélevés encore aujourd'hui et la récupération des chats à l'intérieur n'a pas été une mince tâche.

Au total, 23 félins ont été pris en charge par l'organisme Contrôle d'animaux domestiques de Lévis. Trois ont été retrouvés morts et il en reste encore deux à l'intérieur de la maison qui sont toujours introuvables. Plusieurs animaux s'étaient cachés dans les trous des murs et des plafonds de la résidence.

Selon la porte-parole de l'organisme, Jessica Poulain, la plupart des chats capturés se portent bien même s'ils sont infestés et que plusieurs sont devenus très farouches.

« Ce sont des chats qui sont bien engraissés, ils ne souffrent pas de déshydratation non plus. »

Des pompiers vêtus d'une combinaison spéciale ont procédé à la ventilation de la maison à quelques reprises pour s'assurer que l'air ne représentait pas un risque pour la santé. Hier, au début des opérations, le taux d'ammoniac prélevé était 200 fois supérieur à la norme.

Le couple n'est pas démuni, souligne PECH

Le couple dans la soixantaine qui vivait dans des conditions insalubres en compagnie de près de 30 chats est sorti de l'hôpital après avoir subi des examens. Des intervenants du Programme d'encadrement clinique et d'hébergement (PECH), un organisme qui vient en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, leur offrent de l'aide.

Patricia Bougie, directrice clinique du PECH, se fait rassurante. Elle affirme que l'homme et la femme ont été pris en charge par leur « propre réseau d'aide naturel ». « Ils ont de la famille, des amis. Ils ne sont pas seuls au monde. Ils ne sont pas démunis. »

« C'est des gens fonctionnels qui n'étaient pas connus du CLSC », ajoute Mme Bougie,

Quant à savoir ce qu'il adviendra de la maison du carré d'Oléron, il est encore trop tôt pour le dire. « Il est trop précoce pour dire s'ils vont "ré-habiter" dans leur maison, mais une chose est certaine, ils sont très ouverts à respecter les conditions imposées par la Ville et entendent s'y conformer », souligne Patricia Bougie.

Karine Plante, travailleuse sociale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, croit pour sa part que les prochains jours s'annoncent difficiles pour le couple en raison notamment de toute l'attention médiatique dont ils ont fait l'objet.

« Leur maison a été envahie, les chats ne seront plus là, donc ça va être tout un choc », prévoit-elle.

Elle espère que le couple aura du soutien. « Ça va être tout un accompagnement nécessaire pour eux autres par rapport à ce qui se passe actuellement. Ce qu'on souhaite, c'est que ces personnes-là reçoivent de l'aide pour être capables de vivre à travers tout ça. »

Les techniciens de Contrôle d'animaux domestiques seront de retour sur les lieux demain. Ils ont installé des cages pour attraper les derniers chats.

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