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Maltraitance dans Charlevoix : 12 chefs d'accusation sont déposés

Les quatre personnes arrêtées, hier, pour maltraitance dans deux résidences pour personnes âgées et déficientes intellectuelles de Charlevoix ont comparu au palais de justice de La Malbaie.

Un ex-employé, Herman Warren, 66 ans, fait face à 7 chefs d'accusation de voies de fait. Le propriétaire des deux résidences situées à Baie-Saint-Paul et Saint-Urbain, Rémy Bernier, doit répondre pour sa part à deux accusations de voies de fait et une de menaces de mort. 

Une femme de 52 ans de Baie-Saint-Paul, Lisette Belleau, et André Demers, 59 ans, de Québec, sont aussi accusés de voies de fait.

Antécédents judiciaires

Au total, 12 bénéficiaires auraient subi des mauvais traitements entre avril 2012 et mai 2015.

L'un des accusés, Herman Warren, a des antécédents en matière de voies de fait qui remontent au début des années 1990, à Montréal.

Un premier employé arrêté en mai, Jean Coutu, a aussi un lourd passé judiciaire. L'homme de 53 ans fait déjà face à des accusations de voies de fait graves et de voies de fait causant des lésions sur deux résidents. Il a été arrêté le printemps dernier au moment où l'enquête a débuté.

Les accusés demeurent détenus. Ils reviendront devant le tribunal pour leur enquête sur remise en liberté d'ici une semaine.

Mauvais traitements

Une ex-employée de la résidence de Saint-Urbain a dénoncé ce matin les conditions de travail et le manque de nourriture pour les bénéficiaires.

« C'est nous qui faisions la nourriture et l'épicerie. On n'en avait jamais assez [d'argent] pour passer sept jours, pis il nous disait de faire avec ce qu'on avait », explique la femme, qui a demandé de garder l'anonymat.

La dame, qui a travaillé pour Rémy Bernier il y a cinq ans, dit n'avoir jamais été témoin de mauvais traitement, mais d'ex-bénéficiaires lui ont raconté des agressions verbales et physiques. Un résident se serait notamment fait mettre la tête dans la cuve de la toilette.

L'ex-employée travaillait 7 jours d'affilés et était de garde 24 heures sur 24.

Ce matin, le ministre de la Santé, Géatan Barrette, s'est dit profondément choqué par cette affaire et a assuré qu'il y aura des conséquences.

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