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Manifestation contre la culture du viol : Alice Paquet invite à la dénonciation

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans six villes du Québec, mercredi soir, pour dénoncer la culture du viol. Alice Paquet a profité de l'événement qui avait lieu à Québec pour inviter toutes les victimes de violences sexuelles à dénoncer leur agresseur.

« Dénoncez, il faut le dire. Si vous n'êtes pas prête, si vous n'êtes pas en mesure de le faire, parlez-en, il y a des organismes communautaires », laisse tomber la jeune femme qui allègue avoir été agressée par le député Gerry Sklavounos.

Le député de Laurier-Dorion, dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, clame son innocence et promet de se battre pour blanchir sa réputation.

Alice Paquet s'est retrouvée au coeur de cette controverse après avoir raconté son histoire lors d'un rassemblement en soutien aux victimes d'une série d'agressions survenues à l'Université Laval. Lors de la manifestation de mercredi, elle a tenu à rappeler qu'elle n'est pas seule dans sa situation.

« J'ai l'impression qu'on assiste à quelque chose de vraiment fort. Il y a beaucoup de monde et je suis vraiment contente, mais dans cette histoire-là, il n'y a pas juste moi, il y a tellement beaucoup trop de femmes, de survivantes de viol, d'une agression. »

D'ailleurs, Alice Paquet indique que plusieurs personnes lui ont envoyé des messages pour lui confier leur histoire. « Je leur souhaite tout le courage du monde », a-t-elle partagé.

Front commun des élus

Plusieurs élus de l'Assemblée nationale étaient présents à cette marche contre la culture du viol. Au moment de prononcer son discours, la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, les a tous invités à se réunir autour d'elle, à commencer par ceux du Parti québécois et de Québec solidaire.

La ministre a rappelé que les élus ont adopté à l'unanimité, mercredi, une motion pour que le gouvernement se donne les moyens financiers de lutter contre les violences sexuelles. Lise Thériault promet que les actions concrètes ne se feront pas attendre.

« Vous les verrez à très court terme parce qu'il y a une stratégie gouvernementale contre les violences qui sera lancée sous peu », assure la ministre.

La manifestation s'est déroulée dans le calme, ponctuée de discours livrés par des victimes d'agression sexuelle, des représentants d'organismes communautaires et des élus.

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, voit un signe de changement dans le mouvement contre la culture du viol qui se fait sentir au Québec.

« Il y a d'abord une colère, mais il y a aussi beaucoup d'espoir. Il y a une génération qui se lève et qui dit: "On va changer les choses!" », a-t-elle déclaré pendant la marche à Québec.

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