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Manifestation de chauffeurs de taxi jeudi à Québec

Des chauffeurs de taxi manifesteront devant le ministère des Finances jeudi matin à Québec afin de montrer leur opposition à toute forme de dérèglementation de leur industrie.

« On a fait beaucoup de concessions, c’est assez! », lance d’emblée Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ).

Les chauffeurs se feront entendre dès 9 h 30 devant l’édifice de la rue Saint-Louis, où se tiendra une rencontre sur l’avenir du transport rémunéré de personnes.

Des représentants de l’industrie et de différents ministères, dont ceux des Finances et des Transports, y sont conviés.

Les chauffeurs de taxi craignent que le gouvernement rachète les permis et lève les règlements entourant l’industrie.

« Si le but de cette rencontre est la dérèglementation, nous, on dit déjà haut et fort qu’on est contre la dérèglementation, on veut garder nos jobs. Il n’y a pas un gouvernement au monde qui pousse 22 000 familles au chômage », soutient M. Homsy.

Il existe déjà un projet pilote pour Uber qui ne concorde pas dans le cadre actuel de la réglementation du taxi, fait valoir le porte-parole du RITQ.

« Deux problèmes à corriger »

La valeur d’un permis de chauffeur de taxi à Québec était de 215 000 $ en 2014, selon le ministère des Transports. Aujourd’hui, elle s’élève à environ 140 000 $, selon Abdallah Homsy. Une chute drastique de 75 000 $ en 4 ans.

Les chauffeurs de taxi se plaignent également de baisses significatives de leurs revenus quotidiens.

Ils souhaitent que l’administration Couillard « corrige ces deux problèmes majeurs qu’elle a elle-même créés » en tolérant Uber au Québec.

« Si l’intention est [de] compenser l’industrie du taxi pour la perte de la valeur des permis depuis la présence de Uber, tant mieux, on est d’accord. Mais si c’est pour dire : on ne veut plus de l’industrie du taxi, combien vous voulez et là on va commencer à négocier et à la fin vous allez partir avec un dixième de ce que vous méritez ? Là on dit tout de suite, on n’est pas là pour ça », conclut-il.

Avec les informations de Pascale Lacombe

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