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Manifestation des juristes de l'État au complexe G à Québec

Les avocats et notaires de l'État en grève ont ralenti pendant plus d'une heure, ce matin, l'arrivée au travail des fonctionnaires au complexe G, l'édifice Marie-Guyart, à Québec.

Lundi, des dizaines de juristes ont tenu un sit-in en matinée dans les bureaux du président du Conseil du Trésor à Québec et à Montréal.

Au terme d'une assemblée générale qui a duré plus de cinq heures hier, les membres de l'Association des avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) ont voté à 63 % pour la poursuite de leur grève, entamée depuis 17 semaines.

Devant ce conflit qui se prolonge, une pression financière commence à se faire sentir pour plusieurs membres. Le fonds de grève de LANEQ est épuisé.

« Moi personnellement, ça me coûte environ 500 à 600$ d'emprunt par semaine. Pour garder ce que j'ai à flot, c'est à peu près 1500 à 2000 $ par mois. Sans compter que ma retraite est grandement hypothéquée », explique Me Pascal Renaud.

L'avocat légiste demeure tout de même convaincu de l'importance de maintenir la pression pour « une raison de dignité ». Les juristes réclament non seulement la parité avec les procureurs de la Couronne, mais aussi l'assurance d'une indépendance dans la pratique de leur profession.

« Je dois exercer mon droit, mais à la manière que lui [le gouvernement] veut », déplore Me Renaud.

Hier, les juristes ont aussi rejeté à nouveau la plus récente offre patronale pour le renouvellement de leur convention collective dans une proportion de 96 %.

Un retour au travail souhaité

Le ministre responsable de la négociation, Pierre Moreau, a déploré ce matin la poursuite de la grève. Il a souligné notamment que la situation est devenue « difficile » pour bon nombre de juristes en grève.

« Je ne sais pas ce qu'il [le syndicat] présente à leurs membres. Je note cependant qu'il y a des gens qui sont dans une situation difficile. »

Pierre Moreau a souligné qu'un fort pourcentage de membres, 37 %, avaient voté contre la poursuite de la grève. Le ministre s'engage à « continuer les négociations même si les juristes rentraient au travail. »

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