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Marc-Yvan Côté revient à la charge pour forcer des journalistes à témoigner

La Cour supérieure s'est penchée jeudi sur la demande de l'avocat de Marc-Yvan Côté qui tente d'annuler la décision qui a permis à deux journalistes de ne pas témoigner.

Me Jacques Larochelle qui représente Côté estime que ces témoignages sont essentiels pour découvrir les sources qui ont mené à des reportages sur le financement du Parti libéral.

Marc-Yvan Côté, Nathalie Normandeau et quatre autres coaccusés demandent l'annulation de leur procès pour fraude, complot et abus de confiance en raison des fuites médiatiques.

Le juge qui doit présider leur procès a déjà entendu cette requête et doit annoncer le 26 mars, s'il ordonne l'arrêt des procédures ou pas.

Dans le cadre de l'audition de la requête, le juge André Perreault n'a pas permis à Me Larochelle de faire témoigner les journalistes Marie-Maude Denis et Louis Lacroix, pour qu'ils révèlent leurs sources.

Il a estimé la préservation de la confidentialité des sources journalistiques était plus importante, dans ce dossier, que l'intérêt public dans l'administration de la justice.

Marc-Yvan Côté est les coaccusés allèguent que les fuites proviennent de la haute-direction de l'UPAC et ont miné l'intégrité du processus judiciaire.

Devant la Cour supérieure, Me Jacques Larochelle a relevé que le juge Perreault a écrit dans sa décision que Marie-Maude Denis ne connaissait pas l'identité de sa source, ce qui n'est pas exact.

La journaliste de Radio-Canada l'a reconnu dans un document écrit.

Le juge de la Cour supérieure, Jean-François Émond devra évaluer si cette erreur a été déterminante dans la décision du juge Perreault de ne pas contraindre les journalistes à témoigner.

L'avocat qui représente les médias ne le croit pas.

Le juge Jean-François Émond de la Cour supérieure a mis sa décision en délibéré après avoir entendu les arguments des deux parties.

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