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Mario Bédard créera un modèle d'affaires pour le pont de Québec

Le comptable Mario Bédard, qui a été président de J'ai ma place, va mettre en place un modèle d'affaires et de financement pour assurer la pérennité du pont de Québec.

Les instigateurs du Forum sur l'avenir du pont de Québec, qui s'est tenu mardi au Centre des congrès de Québec ont demandé au fondateur de l'organisation qui a mené la campagne de financement et d'achat de sièges pour l'amphithéâtre de créer une « nouvelle approche » afin de financer la restauration du pont.

Le comptable travaillera avec le groupe Mallette, dont il préside le conseil d'administration provincial.

« Quand on parle d'idée originale, quand on parle de modèles de financement variés qui ne sont pas uniquement des modèles traditionnels, je pense qu'avec lui on va être capable d'avancer considérablement. On va aussi proposer un modèle de gouvernance qui peut être aussi varié et évolué », a expliqué Alain Aubut, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec et organisateur du forum.

Le modèle d'affaires sera ensuite présenté aux décideurs, a-t-il précisé.

Tout au long de la journée, des conférenciers du milieu patrimonial et économique ont pris la parole pour exposer différentes façons de se « réapproprier ce joyau ».

L'idée d'un centre d'interprétation qui serait situé près de l'Aquarium a été évoquée, comme la construction d'une passerelle pour cyclistes à l'extérieur de la structure du pont.

Un entrepreneur qui a travaillé à la restauration du Forth Bridge, en Écosse, est venu présenter la façon dont on a restauré ce pont de type cantilever, comme le pont de Québec, à l'aide de fonds publics. Les travaux ont coûté 214 millions de dollars sur 10 ans.

« John Andrew nous a bien indiqué comment on peut développer de nouvelles façons de faire », souligne Alain Aubut.

« Aujourd'hui, on bâtit quelque chose. C'est une première étape qui va nous amener vers une autre étape », a souligné Alain Aubut, disant sentir une certaine « ouverture » de la part du Canadien National (CN), propriétaire du pont de Québec. D'ailleurs, deux représentants du CN ont assisté au forum. 

Le député libéral Sam Hamad, qui était présent lui aussi, estime que l'achat du pont par le gouvernement n'est pas une solution.

« Je pense que nos impôts doivent servir pour la santé et l'éducation et je ne pense pas qu'on doive acheter ce pont-là. Je pense que le propriétaire doit s'en occuper. Sinon, on n'en finira plus. On va acheter tous les ponts partout au Québec », a expliqué le député de Louis-Hébert.

L'ancien ministre des Transports ne croit pas non plus qu'il faudrait rétablir un péage sur le pont, une avenue plutôt réservée aux structures neuves payées par des fonds publics.

Le député fédéral Joël Lightbound, qui a également assisté aux présentations, dit avoir espoir que le dossier « va débloquer ». « Je pense que [le plan d'affaires] va avoir le mérite d'être étudié. Il y a des discussions qui se font sans qu'il y ait des rencontres formelles pour que le dossier chemine », précise-t-il.

En ce moment, 100 millions de dollars de fonds publics sont disponibles pour repeindre le pont, alors que les travaux coûteraient quatre fois plus cher.

Le gouvernement Trudeau est prêt à investir 75 millions de dollars, alors que le gouvernement du Québec et les villes de Québec et de Lévis se sont engagés à investir une somme de 25 millions.

Les maires de Québec et de Lévis n'ont pas participé au forum, qui était organisé par les chambres de commerce des deux villes ainsi que l'Université Laval.

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