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Médicaments distribués par erreur avec des bonbons : une mère songe à poursuivre le supermarché

Des médicaments distribués par erreur parmi des bonbons, vendredi soir, au supermarché Métro de l'avenue Larue à Beauport, auraient pu avoir de graves conséquences. Une fillette de 9 ans a consommé les médicaments après les avoir ramenés chez elle.

Vendredi, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) lançait un appel à la prudence après qu'une cliente eut égaré des médicaments destinés à son fils. Pour une raison encore inconnue, ceux-ci ont été retrouvés et placés sur le comptoir du service à la clientèle. On ignore comment ils se sont mélangés au plat de bonbons qu'une employée distribuait aux enfants venus faire l'épicerie avec leurs parents.

C'est une caissière qui aurait donné le sachet contenant les médicaments avec d'autres bonbons, raconte la mère de la fillette, Isabelle Lefrançois, qui admet ne pas s'être méfiée. « Dans l'auto, ma fille me fait mention que : "Hé, maman, y a un nom!" et elle me nomme le nom de quelqu'un, me dit qu'il y a des noms de médicaments, et des mentions comme 500 mg. Et là, je me suis dit : "Ben voyons donc, ils sont rendus capotés! C'est rendu qu'ils font comme des médicaments avec la posologie et tout." »

À la maison, la fillette a goûté aux pseudo-bonbons, mais les a tout de suite recrachés. Ce n'est que samedi que sa mère a compris que les bonbons en question étaient en fait des médicaments. Prise de panique, et croyant que sa fille les avait avalés, la mère a contacté les policiers et le Centre antipoison, qui ont confirmé que des médicaments avaient été distribués par erreur.

Isabelle Lefrançois explique avoir aussitôt parlé avec sa fille : « Elle m'a dit : "Je les ai crachés parce que c'était dégueulasse! Le premier, je l'ai craché dans la toilette, pis le deuxième, dans la poubelle" », explique Mme Lefrançois.

L'histoire se termine sans conséquence. La fillette de 9 ans se porte bien. La mère n'écarte toutefois pas la possibilité de poursuivre le supermarché Métro. « Je ne sais pas s'il y a matière à poursuite. Je ne sais pas si je vais poursuivre, si j'ai de l'énergie à mettre dans une poursuite. Dieu merci, il n'est rien arrivé à ma fille ni à personne d'autre », plaide-t-elle.

Elle ajoute qu'elle reconnaît sa part de responsabilité. « Je retiens ma négligence à moi, parce que j'ai fait confiance à l'épicerie. Ce qui me reste encore sur le coeur, c'est le fait qu'à l'épicerie, présentement, on banalise le geste, et on a pas encore répondu à mes questions » ajoute Isabelle Lefrançois.

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