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Menace de grève : la STLévis veut éviter le recours à « l’arme fatale »

La Société de transports de Lévis (STLévis) reproche au syndicat représentant ses chauffeurs d'induire la population en erreur en véhiculant « des inexactitudes ». Elle réitère malgré tout sa volonté de s'entendre avec ses employés afin d'éviter le déclenchement d'une grève, qu'elle assimile à « une arme fatale ».

Un texte de Louis Gagné

« Bien évidemment, on favorise une entente plutôt qu'une grève. La grève, c'est la mesure ultime. La grève, c'est l'arme totale, c'est l'arme fatale, mais avant d'en arriver là, on essaie de négocier, on essaie de s'entendre », a déclaré jeudi le président de la STLévis, Michel Patry.

Ce a fait le point sur l’avancée des négociations entre la partie patronale et les 107 chauffeurs de la société de transport, dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre.

Les chauffeurs menacent de déclencher une grève lundi prochain si elle n’arrive pas à s’entendre avec la direction. Selon le président de la STLévis, les deux parties continuent de négocier.

Rectifications

Michel Patry a profité de son point de presse pour revenir sur différentes affirmations qu’a faites le président du Syndicat des chauffeurs d'autobus de la Rive-Sud, Stéphane Girard, au cours des derniers mois.

Il lui reproche d’avoir propagé des faits « inexacts », notamment sur le plancher d’emploi ainsi que sur les conditions de travail et les possibilités d’avancement des chauffeurs occasionnels.

« Conditions inhumaines »

Il a cité en exemple les « conditions de travail inhumaines » qu’aurait dénoncées Stéphane Girard. M. Patry a tenu à rappeler que le chef syndical avait apposé sa signature au bas de la dernière convention collective.

« Quand il parle de conditions inhumaines, il les a lui-même signées. Alors, je pense qu’il y aurait peut-être lieu d’examiner comment se fait-il que M. a signé une convention collective alors qu’il qualifie les conditions d’inhumaines et dit qu’on exploite [les chauffeurs] », a soutenu M. Patry.

Le président de la STLévis a également déploré le refus du syndicat de négocier sur une base volontaire des services essentiels à offrir aux usagers du réseau en cas de grève.

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