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Meurtre d'Hygin Veilleux : la mère du tueur témoigne

« Le fait que je parte dans le sud, ça été la grosse bombe. ». Aline Mathieu éclate en sanglots alors qu'elle raconte au jury le dernier moment qu'elle a passé avec son fils avant qu'il tue un chauffeur de taxi.

Au banc des accusés, Jean-François Roy est agité sur son siège et fixe le sol, lui qui est demeuré calme durant tous les autres témoignages, la tête bien haute.

Dernier témoin appelé par la défense au procès de Roy accusé du meurtre prémédité d’Hygin Veilleux, 73 ans, Aline Mathieu parle de l’enfance difficile de son fils.

Séparée du père alors qu’il a trois ans, Aline Mathieu va entendre son fils parler de la mort aussi tôt qu’à l’âge de neuf ans.

La mère sera confrontée à travers les années à plusieurs tentatives de suicides de son fils, la première alors qu’il a environ 16 ans.

À la suite de sa dernière tentative, à l’automne 2014, il est convenu que Jean-François Roy ira faire un séjour dans un établissement psychiatrique de Montréal.

Alors qu’ils sont en route pour Montréal, où Aline Mathieu doit aussi prendre l’avion pour aller passer l’hiver dans le sud comme chaque année, son fils change d’idée.

Jean-François Roy revient chez lui et va poignarder monsieur Veilleux quelques jours plus tard.

Dans la tête du tueur

Le départ de sa mère pour le sud a pu lui amener un sentiment d’abandon, estime la psychiatre France Proulx, qui a témoigné pour la défense.

La docteure croit que Roy se trouvait probablement dans un état de psychose toxique lorsqu’il est passé à l’acte.

Jeudi, la poursuite fera entendre le psychiatre Sylvain Faucher qui en vient à une conclusion différente. Ce sera le dernier témoignage de la preuve.

Les délibérations devraient débuter la semaine prochaine.

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