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Meurtre d’un chauffeur de taxi : la Couronne et la défense livrent leurs plaidoiries

Au palais de Saint-Joseph-de-Beauce, les avocats ont terminé leurs plaidoiries au procès de Jean-François Roy, accusé du meurtre d'un chauffeur de taxi.

Un texte de Jean-François Nadeau

L'avocat de la défense, Me Gabriel Michaud-Brière, maintient que l'accusé, âgé de 33 ans, était dans un état de psychose lorsqu'il a agressé à coups de couteau Hygin Veilleux, en novembre 2014, dans un stationnement de Beauceville.

Me Michaud-Brière soutient que son client n'était pas responsable en raison de son état mental et que l'élément déclencheur a été le départ de sa mère qui s'est rendue à l'étranger alors qu'il vivait une période trouble. Il ne prenait plus sa médication et le départ de sa mère aurait amplifié l’anxiété de Jean-François Roy, selon l’avocat.

Le procureur de la Couronne, Me François Godin, a pour sa part fait valoir au jury qu'il s'agit plutôt d'un meurtre prémédité.

Il cite entre autres les interrogatoires au cours desquels l'accusé explique aux policiers avoir pensé la veille se fixer un défi, celui de tuer un chauffeur de taxi. Lors des événements, Jean-François Roy avait avec lui un couteau et des vêtements de rechange.

Selon la Couronne, Jean-François Roy n'était pas déconnecté de la réalité, sa pensée était cohérente et son récit des évènements lors de l'interrogatoire après son arrestation était rempli de détails corroborés par l’enquête.

Le jury a été convoqué mardi matin pour entendre les directives du juge Louis Dionne. Le jury pourrait prononcer à l’endroit de Jean-François Roy un verdict de non-responsabilité pour troubles mentaux, homicide involontaire, meurtre au deuxième degré ou meurtre prémédité.

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