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Meurtre dans Saint-Sauveur : la sécurité resserrée à la coop d'habitation

La sécurité sera resserrée à la coopérative d'habitation de la rue Colbert dans le quartier Saint-Sauveur, où un octogénaire a été poignardé à mort dimanche.

Le conseil d'administration veut revoir certaines mesures, tout en conservant sa mission de fournir un logement aux personnes atteintes de troubles mentaux. La moitié des appartements sont loués à cette clientèle.

« On va analyser la situation du mieux qu'on peut et on va même consulter des personnes professionnelles, par exemple un avocat, pour voir jusqu'où on peut se permettre d'aller dans un cadre légal », explique Colette Paquet, membre du conseil d'administration de la coopérative de solidarité en habitation l'Étale.

Le suspect, Sylvain Fournier, avait des problèmes de santé mentale, mais il cadrait dans la mission de la coopérative où il habitait, affirme-t-elle.
« Sylvain a été un membre très présent à la coopérative. Il a été pendant très longtemps responsable de certains achats du comité d'entretien », dit Colette Paquet.

L'homme de 41 ans avait passé avec succès le processus de sélection. Le C.A. réexaminera toutefois la procédure. Les membres se réuniront mercredi.

État de choc

Le conseil d'administration de la coopérative et des intervenants du Centre de crise de Québec ont par ailleurs tenu une réunion d'urgence, hier soir, pour faire le point sur les événements et rassurer les résidents.

« Les gens étaient manifestement en état de choc et ils avaient toutes les raisons de l'être », raconte Louise Larouche, la directrice générale du Centre de crise, qui a offert du soutien aux résidents.

Une résidente de l'immeuble confirme que plusieurs locataires vivent difficilement les événements. « C'est bouleversant. Il y a beaucoup d'inquiétudes, de peur. On veut juste faire des changements pour éviter que ça ne se reproduise des choses comme ça. C'était agressif, ç'a brassé, ç'a crié. C'était difficile », résume Nathalie Lortie.

La locataire était satisfaite d'entendre que le C.A souhaite resserrer la sécurité dans la cour. « On trouvait depuis des années que la cour était très accessible à tous. Les voisins passent à travers, les gens fouillent dans nos poubelles. On sera plus vigilants. Il va toujours y avoir aussi un adulte à l'extérieur », précise Nathalie Lortie.

La mère de famille rappelle que des enfants jouaient dans la cour de l'immeuble quelques minutes avant l'agression mortelle.

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