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Michel Laplante mord dans la vie plus que jamais

Un an après avoir survécu à l'accident d'hélicoptère qui a coûté la vie à deux de ses amis, dont le chanteur Bob Bissonnette, Michel Laplante refuse de s'apitoyer sur son sort et de regarder en arrière. Heureux d'être encore en vie, le président des Capitales de Québec essaie de profiter pleinement de chaque instant.

Un texte de Louis Gagné

« Ce n'est pas beaucoup dans ma façon de vivre de regarder en arrière. Je ne suis pas fait comme ça. Je ne suis pas très nostalgique. Je regarde vers l'avant puis j'essaie de profiter de chaque moment. Je pense que j'étais comme ça avant et que je le suis peut-être encore plus », raconte Michel Laplante en entrevue à Radio-Canada.

Le 4 septembre 2016, l’ancien lanceur des Capitales sortait vivant d’un écrasement d’hélicoptère près de Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

Les deux autres occupants de l’appareil, l’ex-hockeyeur et chanteur Roberto « Bob » Bissonnette et le pilote, Frédérick Décoste, n’ont toutefois pas eu la même chance.

Michel Laplante n’a aucun souvenir de l’accident. Il s’était assoupi au moment où l’appareil a heurté des lignes électriques avant de s’abîmer dans la rivière Restigouche.

L’homme de 47 ans n’a repris conscience qu’à l’arrivée des secours et ce n’est qu’une fois à l’hôpital qu’il a appris qu’il était le seul survivant de l’accident.

« Après le scanner, le médecin m'a dit : "Écoute, la bonne nouvelle, c'est que tu n'as rien de cassé. Maintenant, la mauvaise nouvelle, on va te le dire : tes deux amis n'ont pas passé. " Ça, c'est le pire bout de ce qui est arrivé, vraiment », se remémore Michel Laplante.

« La vie t'a fait un cadeau, profites-en »

Le président des Capitales a subi plusieurs blessures dans l’accident, notamment au visage, au palet, aux hanches ainsi qu’aux genoux. Il refuse toutefois de se plaindre, conscient de la chance qu’il a d’être toujours vivant.

« Il y a un côté dans toi qui te dis : "Tu n'as pas le droit de te plaindre. T'es chanceux d'être là, puis eux autres feraient quoi pour repasser les derniers moments que tu as eus pour revoir tout ton monde. "Je vois encore mes amis, je vois encore ma famille. C'est plus le sentiment de te dire : "Tu n'as pas le droit de te plaindre. La vie t'a fait un cadeau, profites-en." », explique Michel Laplante.

Année bien remplie

L’homme de baseball admet que la dernière année n’a pas été de tout repos. Entre sa réhabilitation, l’installation d’une surface synthétique et bientôt d’un dôme au Stade Canac, le président des Capitales n’a pas eu le temps prendre du recul sur la tragédie qu’il a vécue.

« Dans les semaines qui ont suivi, tout a tellement déboulé rapidement que je n'ai jamais pris le temps de m'arrêter encore. C'est comme, j'avance, puis j'ai des projets, puis peut-être que c'est une façon pour moi de récupérer aussi, de ne pas prendre le temps d'arrêter », confie Michel Laplante.

Le père de famille espère pouvoir passer plus de temps avec ses enfants et ses proches au cours des prochains mois.

« J'ai hâte, vraiment, de prendre un petit break puis de remettre toutes les pièces à la bonne place. Peut-être que ça va frapper, mais en même temps, j'ai hâte d'arrêter un peu. »

Avec les propos recueillis par Bruno Savard

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