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Mobilisation à Québec contre l’« immigration illégale »

Des groupes identitaires de Québec associés à l'extrême droite maintiennent leur mobilisation contre l'arrivée d'immigrants qualifiés d'« illégaux ».

La Meute organise une manifestation dimanche après-midi pour dénoncer l’attitude des gouvernements Couillard et Trudeau « face au fléau de l’immigration illégale ».

Elle souhaite également apporter son soutien aux policiers de la GRC qui, selon elle, n’auraient pas les ressources nécessaires pour faire leur travail efficacement et assurer la sécurité de la population.

« La Meute dit non aux dérapages incontrôlés et à l'improvisation du gouvernement Trudeau avec l'immigration illégale », a écrit sur Facebook le porte-parole Sylvain Brouillette.

L’endroit où aura lieu la manifestation sera gardé secret jusqu’à samedi « pour des raisons de sécurité », a-t-il précisé.

À noter que le groupe Bienvenue aux refugié.es prépare une contre-manifestation pour dénoncer les idées de La Meute. Ce n'est pas la première fois que les deux organisations croisent le fer à Québec.

Affiches anti-immigration

De son côté, le groupe Atalante a posé des affiches anti-immigration dans plusieurs endroits de la ville. Les affiches, sur lesquelles est inscrit le mot-clic #remigration, ne semblent pas destinées aux seuls « migrants illégaux ».

Dans un message publié lundi sur la page Facebook Atalante Québec, le groupe soutient que les milliers d’« immigrants légaux », de réfugiés et de « migrants illégaux » qui arrivent chaque année au Québec représentent une menace pour l’identité québécoise.

« Une seule solution est possible pour renverser le phénomène avant qu’il ne soit trop tard. Il s’agit d’une inversion du flux migratoire, une #remigration à grande échelle accompagnée d’une politique de natalité efficace », écrit Atalante.

Le Service de police de la Ville de Québec affirme avoir récupéré une banderole accrochée à la traverse piétonnière enjambant l’autoroute Henri IV, dans le secteur de Sainte-Foy.

Le corps policier va tenter de déterminer si le déploiement de la banderole a un caractère criminel et nécessite l’ouverture d’une enquête.

Le droit de « dire des conneries »

Le premier ministre Philippe Couillard déplore ces nouvelles manifestations de rejet à l’égard de l’immigration. Il rappelle toutefois que le droit de manifester et la liberté d’expression sont protégés par les chartes québécoise et canadienne.

« J’ai déjà dit que la liberté d’expression permet de dire des conneries, ça fait partie de ce qu’est la liberté d’expression. Notre rôle, c’est de répondre à ça par des paroles de sagesse, d’équilibre et surtout par la vérité », a déclaré M. Couillard.

La députée Agnès Maltais a pour sa part dénoncé l’installation de banderoles anti-immigration.

« Je condamne totalement ce geste-là, totalement. Ça n'a pas de sens […] parce que ça dit aux gens : ‘‘On va les retourner dans leur pays.’’ Moi, je ne mange pas de ce pain-là », a-t-elle réagi.

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