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Mobilisation contre Uber : des chauffeurs préfèrent discuter plutôt que manifester

Les chauffeurs de taxi de la région de Québec ne s'entendent pas sur la façon de faire pour contrer Uber. Le Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale prendra part à une manifestation demain pour dénoncer le laxisme du gouvernement. Taxi Coop refuse d'y prendre part.

La compagnie Taxi Coop ne veut pas multiplier les manifestations afin d'éviter de se mettre à dos la population. Le président Abdallah Homsy ne souhaite pas non plus mettre de la pression sur le gouvernement, alors qu'il considère que le ministre des Transports est sensible aux revendications des chauffeurs de taxi.

« Ils ne sont pas satisfaits de la rencontre avec le ministre des Transports, ce qui n'est pas notre cas. On vient de faire une manifestation le 25 août, ce n'est pas à chaque jour qu'on fait une manifestation », laisse tomber M. Homsy.

La compagnie Taxi Coop a convoqué, ce matin, tous les chauffeurs de taxi de la région de Québec pour les informer de discussions qui ont eu lieu le 2 septembre dernier avec le ministre des Transports, Robert Poëti, et des représentants de l'industrie. Ces derniers sont conseillés par l'ancien ministre péquiste Guy Chevrette dans leur démarche.

Le Regroupement des propriétaires de taxi de la Capitale croit plutôt que le gouvernement tarde à agir et réclame un engagement concret de la part du ministre des Transports.

« On ne peut pas empêcher les individus de participer, surtout que nous avons l'autorisation de faire ça », affirme l'organisateur de la manifestation, Hamid Nadji.

Les chauffeurs sont conviés à un rassemblement, demain matin, à 9h45, à l'aréna de Sainte-Foy. Les participants rouleront ensuite vers le parlement où ils manifesteront une partie de l'avant-midi.

Des voitures saisies

Les contrôleurs routiers continuent entre-temps de sévir à l'endroit des chauffeurs d'Uber. Vendredi, les contrôleurs routiers ont saisi 11 véhicules utilisés pour les activités d'Uber dans la région de Québec.

Depuis le lancement du service en février, c'est dans la région de Québec où le nombre de saisies de véhicules est le plus important. « Depuis le début, on est à 48 saisies uniquement pour la région de Québec », précise le porte-parole de Contrôle routier Québec, Éric Santerre.

Les conducteurs s'exposent à une amende minimale de 340 $. Des constats d'infraction ont aussi été remis aux propriétaires des voitures.

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