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Mobilité durable : des organismes veulent profiter de l’écoute du maire

La promesse de Régis Labeaume d'être à l'écoute des citoyens pour identifier un projet de transport en commun qui fasse consensus à Québec n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd.

Un texte de Louis Gagné

Un collectif d’organismes voué à la promotion de la mobilité durable a décidé de prendre le maire au mot en lançant la campagne « Faut le dire à Régis ». L’initiative vise à encourager les citoyens à participer à la consultation populaire annoncée par le maire après l’abandon du projet de service rapide par bus entre Québec et Lévis.

« La campagne, c'est pour outiller les gens, les inciter à participer massivement à la consultation […] pour trouver le meilleur système de transport en commun pour la ville de Québec », explique le directeur général d’Accès transports viables, Etienne Grandmont.

Afin de promouvoir sa campagne, le regroupement a créé un site internet et distribue des autocollants sur lesquels est inscrit le mot-clic #FautLeDireÀRégis.

Mémoires

En plus d’encourager les citoyens à répondre au sondage que la Ville de Québec a mis en ligne, le collectif leur offre de l’aide pour rédiger un mémoire. Un premier atelier de rédaction et d’information a eu lieu lundi soir dans un bar du quartier Saint-Sauveur.

« Les mémoires, ça peut paraître un peu ardu pour les gens, mais ça peut tenir en une seule page », précise Etienne Grandmont.

Il ajoute que certains mémoires que le regroupement aidera à rédiger pourraient être présentés lors des séances d’audition que la Ville tiendra les 24 et 25 août.

Attirer et retenir les jeunes

L’organisme Jeunes de Québec pour la mobilité durable participe également à la campagne « Faut le dire à Régis ». Son porte-parole, Alex Tremblay-Lamarche, affirme que la Ville devra se doter d’un système de transport en commun moderne et efficace si elle souhaite attirer des travailleurs qualifiés et poursuivre son développement économique.

« Il y a beaucoup de jeunes diplômés qui quittent Québec, vont à Montréal ou ailleurs, entre autres parce que le transport en commun n'est peut-être pas assez bon pour leur offrir le mode de vie auquel ils aspirent », soutient M. Tremblay-Lamarche.

La campagne « Faut le dire à Régis » tiendra deux autres séances de rédaction et d’information mercredi et vendredi soir.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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