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Modernisation de l'ALÉNA : la Nouvelle-Beauce demande de protéger la gestion de l'offre

Alors que le Canada entamera mercredi les négociations sur la modernisation de l'ALÉNA, la Chambre de commerce et d'industrie de la Nouvelle-Beauce demande à Ottawa de protéger becs et ongles le système de gestion de l'offre qui régit la production de produits laitiers, d'oeufs et de volailles au Canada.

« C'est très important de maintenir la production chez nous parce qu'on n'a pas le même climat, la même densité démographique, donc ça pourrait affaiblir nos régions de façon fatale », fait valoir le président de la Chambre, François Lehouillier.

Il s'attend à ce que les États-Unis soient « très agressifs » dans leurs demandes pour remodeler l'Accord de libre-échange nord-américain. Il souligne d'ailleurs que le président Donald Trump a récemment tiré à boulets rouges sur la réglementation entourant la production laitière canadienne.

« La Fédération des chambres de commerce nous rappelle que la tentation pourrait être facile de faire du troc avec la gestion de l'offre pour aller chercher des gains ailleurs », illustre François Lehouillier.

Le récent accord de libre-échange avec l'Union européenne est un bon exemple d'une brèche ouverte dans la gestion de l'offre. Pas moins 16 000 tonnes supplémentaires de fromage européen pourront être vendues en sol canadien.

François Lehouillier admet que le Canada a obtenu des gains dans d'autres secteurs grâce à cette ouverture, mais il croit fermement que dans le cas de l'ALÉNA, le statu quo quant à la gestion de l'offre serait le meilleur scénario possible pour la Beauce.

Confiance envers Ottawa

Il est impératif selon le président de la Chambre de commerce de protéger « pas seulement nos agriculteurs, mais aussi toute l'économie de nos régions, parce que dans nos régions tout gravite autour de la production agricole. Même Mme Freeland [ministre fédérale des Affaires étrangères] est la fille d'un producteur agricole, donc je prétends qu'elle sera consciente des enjeux au niveau de l'agriculture. »

La ministre Christia Freeland a d'ailleurs confirmé, lundi, qu'Ottawa avait l'intention de défendre le système de gestion de l'offre dans les négociations à venir.

Elle entend répondre aux critiques américaines en faisant valoir qu'eux aussi emploient différents mécanismes et leviers financiers pour protéger leurs agriculteurs.

Mme Freeland souligne également que les Américains exportent cinq fois plus de produits laitiers au Canada que les producteurs canadiens n'en exportent vers le sud. S'il y a un déséquilibre, il est donc présentement en faveur des États-Unis, selon elle.

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