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Mois des Noirs à Québec : futurs policiers recherchés

La police de Québec ne compte actuellement aucun agent issu de la communauté noire dans ses rangs. Pour remédier à la situation, elle souhaite se rapprocher des jeunes qui font partie de différents groupes multiculturels grâce, notamment, au basketball.

Un texte d’Alain Rochefort

Une soixantaine de jeunes adeptes de ce sport, pour la plupart immigrants et première et deuxième génération, ont ainsi partagé leur passion avec des policiers et d’anciens joueurs du Rouge et Or samedi, au Peps de l’Université Laval.

Une occasion en or de rapprocher ces deux « factions », estime un ancien Rouge et Or Samuel Audet-Sow.

« Ce serait faux de dire qu’il n’y a pas de tension raciale. Il y en a. Surtout entre ces deux factions-là. C’est vrai que le profilage racial, c’est quelque chose qui existe », dénonce-t-il.

L’idée derrière cette activité organisée dans le cadre du mois de l'histoire des Noirs est de défaire les perceptions négatives de ce corps de métier, explique Roger Ferland, sergent-détective au sein du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et passionné de basketball.

« L'objectif aujourd'hui c'est de leur partager une de nos passions, pour qu'ils nous voient dans une autre vision. Un autre regard sur la police. Même pour eux de nous voir sans uniforme, pas armé, sans véhicule de patrouille », raconte M. Ferland.

Le défi de recruter

Le recrutement parmi les différentes communautés culturelles représente donc un défi de taille à Québec, soutient Maxime Sanou, représentant de la Table de concertation du mois de l'histoire des noirs de Québec.

« Ces gens-là souvent ne sont pas portés à aller vers la police de Québec, car ils n'ont pas de personne qui leur dit: “ moi je travaille pour le service de police, les conditions de travail c'est ça, l'ambiance de travail c'est ça ”. C'est de sensibiliser ces jeunes-là », mentionne-t-il.

Le SPVQ souhaite déjà recruter parmi les communautés multiculturelles, dès le niveau collégial.

« Si je suis capable d'allumer la flamme d'un d'entre eux, d'un jour venir nous rejoindre et de porter l'uniforme, ce serait pour moi une immense fierté, affirme le chef du SPVQ, Robert Pigeon. Le service de police doit être représentatif de toutes les communautés. »

Les élèves qui ont pris part à l’activité fréquentent l'École secondaire Vanier et l'École secondaire Joseph-François Perrault.

Avec les informations de Camille Simard

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