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Moisson Québec toujours aux prises avec une baisse des dons

Depuis quelques années, le constat est le même chez Moisson Québec : les demandes d'aide alimentaire grimpent alors que les denrées recueillies, elles, sont en baisse. La banque alimentaire compte sur le déploiement à plus grande échelle du programme de récupération des produits périssables dans les épiceries pour stopper « l'hémorragie ».

Pour l'année 2015-2016, Moisson Québec a reçu 9 % moins de denrées. « J'aimerais vous dire que c'est ponctuel comme difficulté parce que c'est la période estivale, mais non. D'année en année, on a de moins en moins de denrées alimentaires. C'est de plus en plus difficile d'aller chercher la quantité suffisante pour aider de plus en plus de gens », explique Élaine Côté, directrice générale de Moisson Québec.

Et avec la rentrée scolaire qui approche, la pression va s'accentuer sur les organismes. « À l'automne, c'est clair que les familles ont des dépenses énormes et que les besoins d'aide alimentaire vont être encore plus grands », rappelle-t-elle.

La banque alimentaire doit donc trouver « de nouvelles façons de faire » pour fournir des denrées aux 128 organismes qui dépendent d'elle.

Le projet pilote étendu

Depuis 2013, Moisson Québec s'est tourné vers la récupération de nourriture périssable en partenariat avec de grandes chaînes d'alimentation. Le projet pilote lancé dans quelques villes, dont Montréal et Québec, a fait ses preuves et sera étendu, même s'il exige d'importants moyens logistiques pour gérer les produits périssables.

« On est convaincu que c'est la bonne façon d'arrêter l'hémorragie. C'est beaucoup de logistique. C'est tout ça qu'on est en train de planifier », affirme Élaine Côté, qui prévoit annoncer un projet en ce sens cet automne.

Le partenariat permet de recueillir les viandes, les poissons, les mets préparés, les oeufs ainsi que certains produits laitiers et de boulangerie dont la date de péremption approche.

« Les denrées non périssables sont de moins en moins consommées. C'est du surgelé, du frais, donc c'est toute une autre façon d'aller chercher et de conserver ces denrées-là pour s'assurer qu'elles arrivent dans un bon état dans l'assiette des gens. »

Trois supermarchés ont pris part au projet pilote à Québec et Lévis. Il y aurait un potentiel d'environ 70 supermarchés dans la région pour Moisson Québec. 

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