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Montcalm en fête : des curiosités sur l'avenue Cartier à Québec

De la peinture sur l'asphalte, une machine à crêpes haute de cinq mètres, des œuvres d'art à troquer plutôt qu'à vendre : l'avenue Cartier regorgeait d'activités pour les petits et les grands, samedi après-midi. L'événement Montcalm en fête a voulu se donner de nouveaux airs, cette année.

« On a repris le concept qui avait servi pour l'ouverture du pavillon Lassonde du MNBAQ l'an dernier, le 24 juin, pour refaire une Folle foire », affirme le directeur général de la Société de développement commercial du quartier Montcalm, Jean-Pierre Bédard.

Ce dernier explique avoir misé sur des kiosques d'animation avec des comédiens qui interagissent avec le public. Après une dizaine d’années d’existence, Montcalm en fête a non seulement voulu changer d’air, mais aussi d’endroit.

Pour l’occasion, l’artère a donc été fermée à la circulation automobile entre la Grande Allée et le boulevard René-Lévesque.

Une sculpture pas comme les autres

Parmi les attractions les plus fréquentées, on retrouve la sculpture de Mathieu Fecteau, une immense « machine à crêpes de 16 pieds », comme il la décrit.

L’artiste a notamment utilisé un lampadaire d’autoroute pour le transformer en cuve à glace afin de loger une certaine quantité de lait.

Un gros sac de farine a aussi été intégré dans son œuvre. Quant aux œufs, ils partent du haut de la structure et sont acheminés aux cuisiniers par une petite glissade.

Mathieu Fecteau ne se prend toutefois pas trop au sérieux : sa « machine » ne fabrique pas les crêpes toute seule. L’idée est simplement de faire un clin d’œil au public.

Un peu plus loin sur l’avenue Cartier, des enfants s’affairaient à peindre collectivement d’immenses rosaces au sol, avec l’aide de leurs parents ou grands-parents.

L’artiste Marie-Fauve Bélanger supervisait l’activité. « C'est une belle opportunité de faire de la peinture dans la rue, de faire des choses flyées qu'on ne ferait pas autrement. »

Troquer de l’art contre… n’importe quoi!

Une autre activité a également retenu l’attention, celle de l’« Artroc », contraction des mots « art » et « troc ». Sous une tente, diverses œuvres étaient proposer aux passants, qui ne pouvaient cependant pas les acheter.

Pour les ramener à la maison, ils devaient plutôt faire une offre à l’artiste. Une fin de semaine au chalet, un souper gastronomique, des traitements d’acupuncture : l’artiste offrait son œuvre au plus offrant… en fonction de ses besoins personnels.

« Il s'agit d'être imaginatif, de faire une offre pour l'oeuvre de l'artiste », dit Jean-Pierre Bédard. Le directeur général de la SDC du quartier Montcalm espérait attirer au moins « 5000 à 6000 visiteurs » au cours de la journée.

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