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Mort d'un co-chambreur : l'absence de remords du meurtrier déplorée

Les deux filles de l’homme de 52 ans ont exposé à la cour par écrit jeudi les répercussions du geste commis par Bryan Demers-Thibeault, alors que la juge doit déterminer le nombre d'années que le meurtrier devra passer en prison avant de pouvoir faire une demande de libération conditionnelle.

Vendredi dernier, l’accusé de 31 ans a été déclaré coupable par un jury du meurtre au deuxième degré de son co-chambreur, écopant automatiquement d'une peine de prison à vie.

La poursuite a suggéré que le meurtrier passe au moins 18 ans à l'ombre avant de pouvoir espérer une libération.

« C'est un crime horrible, brutal, d'une violence extrême », a résumé la procureure de la Couronne, Me Josée Lemieux.

Robert Lepage a reçu 29 coups de couteau avant de s’effondrer en pleine rue, en mai 2014.

Pendant que l'avocate rappelle les tristes événements, Bryan Demers-Thibeault est resté de glace au banc des accusés.

Les deux filles de la victime, elles, pleuraient dans la salle d'audience. « Pour moi, ça prouve juste une chose. Il s'en fout. Il n'a aucun remords », a souligné la fille de la victime, Monya Sauvé, qui aurait souhaité que le meurtrier exprime des excuses.

La jeune mère et sa soeur souffrent de dépression depuis les événements. Elles sont médicamentées.

L'avocat de Bryan Demers-Thibeault a dit sympathiser « beaucoup avec la famille de monsieur Lepage ».

« La peine n'est pas une vengeance », a toutefois fait valoir Me Sébatien St-Laurent en proposant 10 ans de réclusion pour son client.

Il précise que la Commission des libérations conditionnelles a l'expertise pour évaluer la dangerosité des délinquants.

La juge Michèle Lacroix a déjà annoncé ses couleurs. Elle considère la suggestion de la défense « trop minimale », mais juge excessifs les 18 ans proposés par la poursuite.

Pour Monya Sauvé, « ça ne sera jamais assez long ».

La juge mettra dans la balance les nombreux antécédents de l’accusé. « On peut se demander s'il a fait autre chose [que des crimes] », a conclu la juge Lacroix.

Au moment du meurtre, Bryan Demers-Thibeault était en probation. Lors de son arrestation pour meurtre, il avait aussi perdu patience, s'en prenant à l'enquêteur qui l'interrogeait. Il a plaidé coupable à une accusation de voies de fait sur un agent de la paix pour cette affaire.

La juge Lacroix annoncera sa décision jeudi.

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