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Mort d'un motocycliste : la policière Isabelle Morin témoigne pour sa défense

Accusée d'avoir causé la mort d'un motocycliste sur l'autoroute Laurentienne, l'agente Isabelle Morin de la police de Québec a témoigné pour sa défense lundi en fin d'avant-midi.

Un texte de Yannick Bergeron

La policière a notamment expliqué avoir repassé avec succès un test de conduite pour véhicule d'urgence après la collision entre la moto et son autopatrouille survenue le 10 septembre 2015.

Isabelle Morin a pu reprendre le travail par la suite avant de se retirer quelques mois plus tard pour des raisons de santé mentale.

La policière a préféré mettre sa carrière en veilleuse, incapable de composer avec le stress.

Le jour du drame

L'agente a également donné des détails sur sa journée de travail du 10 septembre 2015, avant que le drame se produise.

Isabelle Morin se sentait bien cette journée-là, après avoir profité de quelques jours de congé.

Elle et son partenaire de patrouille, Christian Simard, sont intervenus à la suite d'appels concernant du désordre et une agression sexuelle.

Son avocat, Me Jean-François Bertrand, n'a toutefois pas eu le temps d'aborder la question de la collision avant la pause du dîner.

Isabelle Morin va poursuivre son témoignage lundi après-midi.

La femme de 47 ans a débuté sa carrière au service de police de Montréal en 1996 avant d'être embauchée à Charlesbourg, en l'an 2000.

Un collègue témoigne

Avant le témoignage de l'accusée, son avocat Me Jean-François Bertrand a fait entendre un collègue de la policière.

L'agent Pierre Lamarre qui fait partie de l'escouade des motards de la police de Québec a participé à une reconstitution de l'événement, pour la défense.

Il a parcouru le même trajet que la victime, Jessy Drolet, à différente vitesse, sur une moto similaire, à la demande de l'ingénieur Jean Grandbois, un expert embauché par la défense, qui expliquera les conclusions de son rapport plus tard au cours du procès.

Selon le policier motard Pierre Lamarre, la voiture patrouille est visible assez rapidement en sortant de la courbe qui précède le lieu de l'impact.

Des images de la reconstitution filmées par une caméra fixée sur le casque de l'agent Lamarre ont été présentées au juge Pierre Rousseau.

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