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Mort de Marie-Pier Gagné : l'automobiliste conduisait malgré l'avis contraire d'un médecin

L'automobiliste qui a heurté à mort Marie-Pier Gagné, le 10 août dernier, conduisait vraisemblablement sa voiture malgré l'avis contraire de son médecin. L'homme qui souffre d'épilepsie aurait aussi déjà été impliqué dans trois accidents en raison de son état, selon Le Soleil.

Le matin de l'accident, le conducteur dans la vingtaine sortait de l'hôpital où son médecin venait de lui répéter que sa condition médicale ne lui permettait pas de conduire. À trois reprises, il aurait eu des accidents graves dans le passé, au point où sa voiture avait été déclarée comme une perte totale, selon différentes sources.

Un proche du conducteur a même confié au quotidien avoir prévenu le jeune homme qu'un jour, il allait tuer quelqu'un s'il s'entêtait à prendre le volant.

Pour l'instant, aucune accusation n'a été portée contre l'homme que les policiers ont interrogé jeudi dernier après avoir reçu les résultats de tests médicaux et d'une inspection mécanique du véhicule.

La police de Québec refuse toutefois de confirmer le passé du conducteur et ses antécédents médicaux pour ne pas nuire à l'enquête.

Marie-Pier Gagné, 27 ans, était en fin de grossesse lorsqu'elle a été frappée au passage piétonnier devant le centre commercial Laurier Québec. Son bébé a pu être sauvé.

Interdiction de conduire

L'évaluation médicale de l'aptitude à conduire un véhicule automobile est une obligation des médecins qui doivent ensuite formuler leurs recommandations à la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ). 

« Si on évalue que le patient ne suivra pas notre recommandation, à ce moment-là, nous avons un devoir déontologique de faire un signalement à la SAAQ », explique le Dr Bernard Boutet qui forme les médecins sur les critères médicaux pour l'obtention du permis de conduire.

Si un patient n'est pas jugé apte à conduire, la SAAQ est informée dans les plus brefs délais. Cette démarche prend généralement une vingtaine de jours avant d'être mise en application, admet le Dr Boutet. 

Une autre disposition à la Loi permet aussi de suspendre le permis sur-le-champ, si le médecin l'exige. « Idéalement, il faut quand même vraiment convaincre le patient qu'il ne doit pas conduire », croit le Dr Boutet.

Toutes personnes atteintes d'une maladie qui peut entraîner une incapacité subite doivent faire l'objet d'un suivi particulier. C'est le cas notamment des épileptiques ou des diabétiques souffrant d'hypoglycémie.

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