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Mort de Rosalie Gagnon : vives émotions à Québec

Au lendemain du drame, les témoignages et les gestes de sympathie se succèdent à l'endroit de la petite Rosalie. Le corps de la fillette de deux ans a été retrouvé sans vie mercredi dans une poubelle, à Québec.

Des fleurs et des toutous ont été déposés sur le terrain de la résidence derrière laquelle le corps a été découvert. Des mots de réconfort ont aussi été écrits à la craie sur le sol.

Plusieurs citoyens du secteur se disent bouleversés par le drame.

« C'est plate, ce sont des choses épouvantables, on ne sait jamais ce qui peut arriver », croit Claude Saint-Pierre.

Des mères de famille en pleurs se sont recueillies sur les lieux.

« Ce matin je prenais ma petite dans mes bras et je ne peux pas croire que de telles choses puissent arriver de nos jours », s'est péniblement exprimée Valérie Légaré.

« On va faire des vérifications »

L’histoire a également fait réagir la classe politique. Le maire de Québec s'est exprimé aux noms des parents et des grands-parents.

La ministre déléguée à la Réadaptation à la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, s'est dite « très touchée » par la situation.

« C'est touchant, une petite fille de 2 ans qui perd la vie, ça m'a heurté, ça m'a bousculé ce matin », s'est-elle exprimée.

La ministre n'est pas en mesure de dire si le dossier avait été soumis à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Elle a demandé un état de situation.

« Vous savez que la ministre ne s'immisce pas das les dossiers des gens directement. Il y a des gens qui sont autorisés et il y aura certainement un examen de ce dossier-là. Moi, je ne suis pas dans le cas par cas, mais dans l'ensemble de l'oeuvre », a-t-elle ajouté.

Le rôle de la DPJ

La DPJ s'est dite bouleversée par la mort de la petite Rosalie Gagnon. Elle ne peut confirmer si l'enfant était sous sa surveillance.

La directrice Dominique Jobin rappelle que malgré la vigilance de l'organisme, il y a toujours de l'imprévisibilité.

« Chaque fois qu'il y a des écarts, vous pouvez être certain que je suis la première à questionner les écarts », a-t-elle mentionné.

Malgré les antécédents judiciaires d'Audrey Gagnon, la directrice explique que la DPJ n'est pas tenue de retirer l'enfant de la famille.

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