Retour

Mort du lion Cecil : « Il était à la fin de sa vie », pense un organisateur de safaris

Alors que le monde entier s'insurge de la mort du lion Cecil, chassé par un Américain au Zimbabwe, le propriétaire de l'entreprise de safaris Aventures Express, lui, prend l'histoire avec un grain de sel.

Pour Mario Huot, il est évident que Cecil était en fin de vie. « Il ne faut pas oublier que Cecil avait 13 ans. C'est l'âge maximum qu'un lion peut avoir. Il était donc à la fin de sa belle vie. On n'a pas tous les détails, mais le parc a peut-être décidé de faire abattre cette bête-là pour avoir un revenu additionnel de 50 000 $. »

La chasse aux images plus populaire

M. Huot ne craint pas que cette histoire ait un impact sur les activités de son entreprise. Depuis les quatre dernières années, les clients ont beaucoup délaissé la chasse pour se tourner vers la photographie, qui représente environ 80 % des activités d'Aventures Express. « Même les chasseurs vont maintenant en Afrique pour faire des safaris-photos », précise-t-il.

En ce qui concerne les quelques clients qui préfèrent la chasse à l'animal plutôt que la chasse aux images, Mario Huot se fait rassurant. « Moi, je suis basé en Afrique du Sud. J'ai eu la chance de chasser à travers le monde. L'Afrique du Sud, c'est l'un des endroits les plus contrôlés au point de vue de la chasse. Chaque bête demande un permis spécial d'abattage. »

Il précise aussi que si les chasseurs ne peuvent rapporter la viande dans leur pays, ils n'hésitent pas à la donner aux communautés locales.

Mario Huot estime que les gens se laissent trop souvent aller à ce qu'il appelle le « syndrome Bambi ». Ils reproche aux détracteurs des safaris de se fier uniquement à la beauté de l'animal. « Au Québec, les anti-chasseurs vont dire qu'un orignal, c'est moins grave qu'un chevreuil. Pourquoi c'est moins grave? Parce que c'est laid? », illustre-t-il.

 La chasse, un sport?

Le propriétaire du Club Aventure Québec, Roger Bérubé, spécialisé dans les voyages exotiques, est pour sa part totalement contre les safaris de chasse. Il n'offre aucun forfait de ce genre à ses clients.

M. Bérubé estime que les safaris ne peuvent être considérés comme un sport, car ils ne nécessitent pas de traque, contrairement à la chasse à l'orignal. « Ces animaux-là, quand vous êtes en safari-photo, ils sont à cent pieds de vous, parfois ils sont à dix pieds de vous. Et là, vous avez le droit de tirer entre les deux yeux un lion ! », s'indigne-t-il.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une tempête de neige au Colorado rend la conduite difficile





Rabais de la semaine