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Mort du petit Nathan : Nicolas Lacroix ne contestera pas sa peine de 4 ans

Nicolas Lacroix qui a tué le petit Nathan Lecours à Lévis en 2012 se résigne. Une semaine après qu'il a été condamné à quatre ans de prison, son père confirme qu'il ne va pas porter sa cause en appel.

Un texte de Yannick Bergeron

L'homme de 40 ans avait imploré le tribunal de ne pas l'envoyer en prison. La juge Chantale Pelletier a toutefois décidé de lui imposer la peine minimale prévue pour un homicide involontaire commis par arme à feu.

« Comme il dit, il a fermé les livres », a confié son père, Ghislain Lacroix, à Radio-Canada.

En mai 2012, Nicolas Lacroix s'était rendu chez la mère du bambin avec une arme à feu pour aider cette dernière à se protéger contre un inconnu qui la harcelait. En état d'ébriété, il avait inséré une cartouche dans le fusil de calibre 12. Un coup est parti, tuant sur le coup le petit Nathan qui s'amusait au bout de la table de la cuisine.

« Le procès a eu lieu, la décision a été rendue, on passe à autre chose », explique le père de l'accusé à propos de la décision de son fils de renoncer à toutes les procédures d'appel.

Les quatre années de procédures judiciaires ont coûté cher à la famille. Le père de Nicolas Lacroix admet qu'il n'avait plus les ressources financières nécessaires pour poursuivre la bataille.

Ghislain Lacroix a eu un pincement au coeur en voyant les proches de la petite victime saluer la décision de la juge d'imposer une peine d'emprisonnement.

« De notre côté, on ne s'est pas réjoui qu'un enfant soit mort », laisse tomber M. Lacroix. Il rappelle que son fils n'a pas souhaité ce qui est arrivé à l'enfant de deux ans et demi.

Nicolas Lacroix se trouve toujours au Centre de détention de Québec où son père doit lui apporter des vêtements, vendredi, avant son transfert dans un pénitencier.

Ghislain Lacroix avait transmis sa passion des armes à feu à son fils avec qui il pratiquait le tir et la chasse. Depuis le drame, il a renoncé à ce passetemps. 

Il ne se rend pratiquement plus au club de tir dans lequel il était très actif et n'est pas retourné à la chasse.

« J'ai moins le goût », admet M. Lacroix.

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