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Mort du petit Nathan : un accident, plaide Nicolas Lacroix

Le sort de Nicolas Lacroix est maintenant entre les mains de la juge. Dans une plaidoirie qui a duré à peine deux minutes ce matin, Nicolas Lacroix a soutenu que c'est par accident qu'il a tué le petit Nathan Lecours, 2 ans, d'une décharge d'arme à feu en 2012, à Lévis.

Un texte de Yannick Bergeron

« J'ai voulu aider une amie d'enfance qui semblait menacée par un individu. [...] Il n'a jamais été dans mon intention de faire du mal à qui que ce soit », a plaidé d'une voix chevrotante l'homme de 39 ans, qui se représente seul à son procès.

Nicolas Lacroix a soutenu qu'il n'avait ni les connaissances ni les compétences pour répondre à la plaidoirie de la Couronne, qui l'accuse d'homicide involontaire et de négligence criminelle causant la mort.

La poursuite prétend qu'il n'a pas respecté toutes les règles de sécurité entourant les armes à feu dans une « succession de choix dangereux », ce que l'accusé réfute.

« Les événements montrent que même en pleine possession de mes facultés et capacités, le fait d'avoir les permis, les autorisations, les compétences et les formations, en plus de toute la bonne volonté du monde, ne me rendait pas exempt d'un accident fatal. Ce que je regrette de tout mon âme », a laissé tomber l'électricien avant de s'arrêter un instant, paralysé par l'émotion.

Le 3 mai 2012, Nicolas Lacroix s'est présenté avec un fusil chez la mère du petit Nathan à Lévis pour l'aider à se défendre contre un harceleur anonyme, lorsque le coup est parti.

Avant de mettre la cause en délibéré, la juge Chantale Pelletier a tenu à préciser certains points avec l'accusé. Nicolas Lacroix a notamment affirmé que la menace ressentie par les propos de cet homme qui harcelait son amie « était réelle. »

Lettre de sympathie

Avant la levée de l'audience, Nicolas Lacroix a demandé à ce que l'ordonnance de la cour qui l'empêche de communiquer avec la famille de l'enfant soit levée pour qu'il puisse leur offrir ses sympathies.

La grand-mère maternelle de la victime a exprimé son désaccord par un long murmure qui en disait long dans la salle d'audience.

La procureure de la Couronne a accepté cette demande après avoir consulté la famille. La juge Pelletier a proposé de faire la communication par lettre. « C'est un moment que j'attends depuis longtemps », a fait valoir Nicolas Lacroix, avec des trémolos dans la voix.

La juge Pelletier fera connaître son verdict le 21 janvier. S'il est trouvé coupable, Nicolas Lacroix risque une peine minimale d'emprisonnement de 4 ans.

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