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Motocycliste happé mortellement sur Laurentienne : la policière subit son procès

Le procès d'une policière qui a fauché mortellement un motocycliste sur l'autoroute Laurentienne s'est ouvert lundi matin, au palais de justice de Québec. Isabelle Morin est accusée de conduite dangereuse ayant causé la mort de Jessy Drolet, en septembre 2015.

un texte de Yannick Bergeron

La poursuite a amorcé la présentation de sa preuve avec le témoignage d'un ingénieur du ministère des Transports (MTQ).

La collision entre l'autopatrouille du service de police de la Ville de Québec et la motocyclette de la victime est survenue dans une zone de construction.

Le MTQ avait fermé les voies de circulation en direction nord pour y réaliser des travaux, déviant les automobilistes vers la direction sud, où la circulation se faisait à contresens.

La policière roulait en direction de Lac-Beauport lorsqu'elle a voulu s'engager dans la sortie Georges-Muir, en direction inverse, coupant la route au motocycliste.

Cônes orange

L'ingénieur Dannick Godette du MTQ qui a conçu la signalisation sur le chantier a expliqué que d’immenses cônes orange séparaient les deux voies de circulation, à une distance de 50  mètres l'un de l'autre.

À la hauteur de la sortie Georges-Muir, il avait cependant prévu un espacement de 10 mètres « pour éviter que les gens prennent la bretelle à sens inverse, parce que c'est dangereux », a précisé l'ingénieur.

L'avocat de la policière, Me Jean-François Bertrand, lui a demandé pourquoi il n'avait pas fait installer des panneaux de signalisation interdisant aux automobilistes de tourner à gauche.

L'ingénieur a expliqué qu'il avait opté pour des panneaux interdisant les dépassements, ce qui est la norme sur de tels chantiers.

Mère confiante

La mère de Jessy Drolet attend ce procès depuis trois ans.

Marlène Drolet a eu une pensée pour son fils, dimanche, en se rappelant qu'il la visitait toujours à la fête des Mères.

« Non, il n'était pas là, hier. Ça fait trois ans qu'il n'est plus avec nous. Je trouve ça dur. La policière, jamais je ne vais la pardonner », a confié la mère à la sortie de la salle d'audience.

Elle dit avoir confiance dans le système de justice.

Le procès doit durer deux semaines.

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