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Mouvement d’opposition au prolongement de l’autoroute 40 à L’Ancienne-Lorette

Le possible prolongement de l'autoroute Félix-Leclerc vers l'ouest attise le mécontentement de nombreux résidents de L'Ancienne-Lorette. Le conseiller municipal indépendant Gaétan Pageau est sur le point de former un comité citoyen pour tuer dans l'oeuf ce projet qui vient d'une époque révolue, selon lui.

Un texte d'Alexandre Duval

Le ministre François Blais ne s’attendait sans doute pas à raviver autant les passions, lundi dernier, lorsqu’il a dit qu’il existait un « très large consensus » au sein du caucus libéral en faveur de ce projet.

Deux jours plus tard, le conseiller municipal Gaétan Pageau réunissait environ 250 citoyens à L’Ancienne-Lorette pour discuter de la question. Au terme de la rencontre, 150 d’entre eux ont manifesté leur intérêt à former un comité pour s’opposer à ce projet.

Le comité sera mis sur pied au cours de la semaine à venir. Gaétan Pageau a déjà contacté le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, dont la formation politique s’interroge sur la faisabilité sur ce projet autoroutier.

« Je pense que ce n'est pas bien desservir la population de Québec que de faire une autoroute dans le secteur prévu il y a 40 ans », dit Gaétan Pageau.

Des effets sur les boisés urbains

Le conseiller municipal rappelle qu’à l’époque où ce projet était sur la table, dans les années 1970, les terrains publics situés à l’ouest de l’autoroute Félix-Leclerc étaient peu développés.

« Le gouvernement a permis à des citoyens de s’installer au cours des 40 dernières années. Ils ont rétréci la bande de terrain qu'ils s'étaient gardé pour ça et là, on veut repartir le projet », dit-il.

« On va passer dans un boisé urbain qui est exceptionnel! On va passer près des résidences et le contexte de 2017 […] n'est plus du tout le même contexte qu'au moment où ça a été pensé dans les années 1970 », estime le conseiller.

Gaétan Pageau invite d’ailleurs le ministre François Blais à venir marcher avec lui à L’Ancienne-Lorette, question de constater à quel point un tel projet autoroutier aurait des impacts environnementaux, sociaux et économiques.

Le ministre tente de calmer le jeu

Invité à réagir, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale ne s’est pas montré surpris de voir naître un tel mouvement de contestation.

« Quand on travaille sur des projets d'infrastructures, quelle que soit l'infrastructure, il y a toujours des gens qui sont pour, des gens qui sont contre », affirme François Blais.

Il indique qu’il sera à l’écoute des arguments du comité de citoyens, mais que le prolongement de l’autoroute 40 vers l’ouest n’est encore qu’un projet.

François Blais soutient qu’il n’y avait « rien de nouveau » dans ce qu’il a dit lundi dernier. « C'est encore un projet. On a voulu s'assurer d’une chose, c'est que ça puisse se faire, un jour, qu'on puisse évaluer ce projet-là. »

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