C'est avec le concert du groupe rock Muse, sur les plaines d'Abraham, qu'a pris fin le 50e Festival d'été de Québec, dimanche soir. Une belle carte de clôture pour le trio anglais subjuguant avec son enrobage visuel extravagant et ses mélodies accrocheuses, jouées dans un délire de décibels.

Un texte de Véronica Lê-Huu

Le chanteur et guitariste Matthew Bellamy, le bassiste Christopher Wolstenholme et le batteur Dominic Howard, qui en étaient à leur premier concert extérieur dans le cadre du FEQ, avaient de quoi remplir la grande scène.

Il faut dire que Matthew Bellamy était en feu, lui, comme sa voix et ses époustouflants solos de guitare, couché par terre ou collé sur l’amplificateur.

Les 11 grands panneaux mobiles de la scénographie, avec projection d’images futuristes et retransmission de captations de musiciens doublées d'effets visuels en direct, donnaient aussi du relief au décor.

Le power trio a lancé la soirée avec le nouveau single Dig Down, dévoilé ce printemps, et enchaîné durant un peu plus d’une heure un ensemble de pièces tirées de ses albums Drones, Absolution, Blackholes and Revelations entre autres.

Le groupe britannique a soulevé le public dès les premières notes de plusieurs pièces, comme Stockholm Syndrome, Madness ou Time is Running Out.

Semelles et lunettes rayées fluorescentes, éclairages stroboscopiques, explosion de couleurs, projection de confettis et ballons géants qui accompagnaient le tout en ont aussi mis plein la vue.

Certains éléments scéniques inventifs donnaient aussi à sourire, Bellamy enfilant par exemple des lunettes sur lesquelles on pouvait lire les paroles de Madness.

« Merci beaucoup Québec! On vous aime! »

S’il ne s’est pas beaucoup adressé aux spectateurs, à part pour dire « merci », « Québec » et « on est contents d’être là », le chanteur s’est néanmoins rapproché du public en prenant un bain de foule durant l'acclamée Starlight, signant au passage un autographe.

Le concert somme toute assez court s’est terminé avant 23 h. Le parterre s’est vidé lentement pour cette ultime soirée de Festival d’été, qui s'est étirée avec quelques spectateurs chantant encore à tue-tête Time is Running Out.

La formation américaine Mondo Cozmo assurait la première partie dès 19 h 30 avec un mélange de hip-hop et folk rock. Charismatique et souriant, le chanteur Joshua Ostrander s’est dit honoré d’être du Festival. Le groupe originaire de Los Angeles a joué pendant environ 50 minutes, interprétant des extraits notamment de leur album à paraître Plastic Soul, de même que la chanson Bittersweet Symphony de The Verve.

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