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Nathalie Normandeau comparaît au palais de justice de Québec

L'ancienne vice-première ministre du Québec Nathalie Normandeau et six coaccusés, dont l'ancien ministre Marc-Yvan Côté, étaient tous présents pour la première fois au palais de justice depuis leur arrestation par l'UPAC, en mars.

Cette première comparution, qui a duré un peu moins de 45 minutes, visait à fixer la date de l'enquête préliminaire. L'audience a toutefois été reportée au 28 septembre prochain afin que la Couronne et la défense puissent mieux cerner le débat en vue de l'enquête préliminaire.

Les avocats de la défense ont obtenu que la Couronne précise d'ici la prochaine audience les éléments de preuve qui seront utilisés pour l'enquête préliminaire.

Le procureur Claude Dussault a affirmé qu'il soumettra une liste « non définitive » des pièces dont il se servira.

Toutes les parties s'entendent pour procéder rapidement dans ce dossier, a remarqué le porte-parole de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP), René Verret.

Selon M. Verret, des précisions sur les pièces utilisées par la Couronne pourraient aider la défense à accélérer le déroulement de l'enquête préliminaire, dont la durée a été estimée lundi à entre trois et six semaines.

« C'est plutôt exceptionnel comme demande, mais devant la complexité de la preuve - il semble que cette preuve est volumineuse -, on peut comprendre les avocats de la défense de demander à l'avance quelles sont les pièces qui seront produites de façon à se préparer », a-t-il dit.

Présence obligatoire

Lors de l'audience, l'avocat de Marc-Yvan Côté, Me Jacques Larochelle, a demandé au juge que les coaccusés n'aient pas à se présenter lors de la prochaine comparution. « À quoi ça sert de les avoir dans la salle à part de les faire parader un peu? » a-t-il lancé, en faisant allusion aux nombreux médias qui se trouvaient à l'extérieur de la salle d'audience.

Le juge Jean-Louis Lemieux a toutefois rejeté cette demande en soulignant que leur présence était nécessaire pour faciliter les procédures. « Loin de moi l'idée de vouloir les faire parader », a-t-il répondu en fixant son exigence.

Nathalie Normandeau et les six autres accusés font face à des accusations de complot, de corruption, d'abus de confiance et de fraude.

- Avec La Presse Canadienne

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