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Nathalie Normandeau : « Je vis ça comme une grande injustice »

L'ancienne vice-première ministre du Québec Nathalie Normandeau se vide le coeur. À la barre de sa nouvelle émission de radio, mardi après-midi, elle a commenté pour la première fois les graves accusations qui pèsent contre elle.

« Je n'ai pas commis d'actes criminels. Je n'ai pas fait ce que la poursuite me reproche », a lancé Nathalie Normandeau au micro de la station BLVD 102,1.

Dans un long monologue en ouverture de son émission, elle est revenue pour la première fois sur son arrestation par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le 17 mars dernier.

Elle se dit prête à tout faire afin de laver sa réputation et se défendre contre les accusations de complot, fraude et corruption qui pèsent contre elle.

« Je vis ça comme une grande injustice, a-t-elle déploré. Je n'ai pas compris le jour où on m'a arrêtée et je ne comprends toujours pas. »

Dans un geste d'éclat, elle a découpé sa carte du Parti libéral, après que le comité exécutif de la formation politique eut toutefois recommandé qu'elle puisse en rester membre.

Présomption d'innocence bafouée?

À ceux qui lui reprochent de revenir en ondes avant la fin de son procès, elle réplique qu'elle n'a jamais été reconnue coupable de quoi que ce soit.

« Est-ce que ces gens-là ont vu la preuve? a-t-elle demandé. C'est comme si le Québec s'était transformé en grand tribunal populaire. »

Au sujet de la vente de ses deux propriétés en Gaspésie, elle déclare que les profits réalisés ont servi à payer ses frais d'avocats devant la commission Charbonneau. « Le Parti libéral du Québec ne m'a pas aidée », a-t-elle dénoncé.

Nathalie Normandeau évalue que son passage devant la commission Charbonneau lui a coûté 50 000 $ et que son procès criminel lui coûtera des centaines de milliers de dollars de plus.

« J'ai besoin de travailler comme à peu près tout le monde », a-t-elle tranché.

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