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Ni Bernier ni Blaney ne s'inquiètent des appuis reçus par Scheer

Aucun des deux candidats québécois à la direction du Parti conservateur, Maxime Bernier et Steven Blaney, ne s'inquiète de l'appui de quatre députés conservateurs du Québec au Saskatchewanais Andrew Scheer. Ils en ont profité pour dire qu'ils annonceraient sous peu de nouveaux appuis.

Au cours des dernières heures, Maxime Bernier a reçu le soutien du député de Beauport-Limoilou, Alupa Clarke, selon ce que rapporte le quotidien La Presse. En entrevue à La Presse canadienne, M. Bernier a également rappelé que l'ancien ministre Tony Clement s'était rallié à sa campagne après avoir abandonné la course.

Quant à Steven Blaney, il compte annoncer au cours des prochaines semaines des appuis de « personnes clés au sein de notre formation politique ». En entrevue, il a pour sa part souligné que son président de campagne est membre du caucus conservateur, le sénateur Jean-Guy Dagenais.

Cette semaine, les députés Sylvie Boucher, Alain Rayes, Luc Berthold et Pierre Paul-Hus ont créé une onde de choc en annonçant leur appui à M. Scheer, lors d'un point de presse organisé à Québec.

Le député de Beauce, Maxime Bernier, respecte la décision de ses quatre collègues québécois et a affirmé savoir exactement pourquoi ils lui ont tourné le dos. Il a expliqué que c'est sa position de principe sur l'abolition de la gestion de l'offre en agriculture qui est inacceptable pour eux.

« Je veux que les Québécois puissent économiser 500 dollars par année par famille et je veux faire en sorte que le prix des oeufs, du lait et du poulet diminue de moitié », a-t-il argué. Il a plaidé que des tarifs de près de 300 % sont imposés sur ces produits et que « la gestion de l'offre est un cartel. Pour moi, ça doit cesser pour le bien des consommateurs. »

Il a dit respecter ses collègues députés qui croient que la gestion de l'offre est le meilleur système pour les consommateurs canadiens, ajoutant qu'il voulait créer « un débat d'idées » à ce sujet.

Dossiers touchant la région de Québec

De son côté, le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, pense que M. Scheer « a clairement démontré une méconnaissance des enjeux de Québec » lors de son passage dans la capitale nationale.

Il a trouvé décevant que M. Scheer, alors qu'il était dans la région métropolitaine de Québec, ait refusé d'appuyer « le projet le plus important pour la collectivité, c'est-à-dire la mobilité urbaine et le projet d'un troisième lien à l'est de Québec ».

On s'attend à une meilleure préparation de la part de quelqu'un qui se dit en mode séduction.

Steven Blaney, au sujet d'Andrew Scheer

L'organisation d'Andrew Scheer affirme que ces allégations de M. Blaney sont fausses. Son directeur de campagne au Québec, Marc-André Leclerc, a indiqué à La Presse canadienne que M. Scheer avait répété sur plusieurs tribunes lors de son passage à Québec qu'il appuyait le projet du troisième lien, disant que « c'est un projet qui est bon pour le développement économique et qui va aider avec le problème de la congestion routière ».

M. Leclerc a ajouté que M. Scheer « était très au courant de ce projet avant de se rendre dans la capitale ».

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