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Nouveau projet de transport collectif : Régis Labeaume fait le plein d'appuis

Le maire de Québec a été forcé d'abdiquer la semaine dernière et de tirer un trait sur le projet de service rapide par bus (SRB) Québec-Lévis. S'il est apparu plus isolé que jamais, le maire n'aura pas perdu de temps pour retrouver des appuis à un nouveau projet dont les paramètres sont toujours inconnus.

Une analyse de Louise Boisvert

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale a été le premier à se rallier au maire. François Blais a tenu à souligner publiquement lundi tous les efforts du maire de Québec depuis quelques mois pour trouver une solution acceptable et convaincre Lévis de demeurer partenaire dans le projet de SRB.

Devant l’abandon de Lévis, le ministre estime que Régis Labeaume a toute la légitimité de vouloir faire un projet sur mesure pour Québec.

Ce changement de cap permet également aux oubliés du projet de SRB Québec-Lévis de lever la main pour obtenir une meilleure offre de service de transport collectif. C'est le cas de la Corporation des parcs industriels de Québec. Le président, Pierre Dolbec, estime qu'il s'agit d'une « occasion en or » pour améliorer la mobilité des travailleurs sur le territoire de la ville de Québec.

Le maire Labeaume a saisi l’argument au bond. Il martèle qu'il travaille désormais à créer un tracé qui répond aux « seuls intérêts de la Rive-Nord ». Une manière d'isoler à son tour son voisin de la Rive-Sud en recentrant le discours sur la ville de Québec.

Si Régis Labeaume a repris le dialogue avec le gouvernement du Québec et les gens d'affaires, reste qu'il faudra faire la même chose avec les citoyens de Québec.

La mise en garde est venue du ministre François Blais. Il suggère à l'administration Labeaume d'être à l'écoute des citoyens et prête à fournir les réponses nécessaires pour que l'exercice de consultation qui s'annonce le mois prochain ne soit pas vain.

Québec mise sur le transport collectif

Le ministre Blais rappelle que le gouvernement du Québec espère toujours un projet de transport collectif. Cela fait partie de la gamme des outils pour compléter l'offre de mobilité à Québec.

D'autant plus que la pression est forte sur les municipalités. Le gouvernement de Philippe Couillard a fixé des objectifs de réduction des gaz à effet de serre dans un échéancier serré. Le transport en commun fait partie des outils pour les atteindre.

Pour les usagers, la patience est de mise. Si d'aventure, le projet subit de grandes transformations, cela ne se fera pas en quelques mois. Le maire Labeaume se montre rassurant en affirmant que tout va se dérouler rondement maintenant que la ville de Québec est seul maître à bord.

Dans les faits, on l'ignore. Ce que l'on sait, c'est que la solution miracle se fait attendre et que pendant ce temps, le Réseau de transport de la capitale continue d'enregistrer une baisse de son achalandage.

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