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Nouveaux moyens de pression des infirmières dans Chaudière-Appalaches

Les infirmières de Chaudière-Appalaches dénoncent à leur tour leurs conditions de travail, notamment le manque de personnel le temps supplémentaire obligatoire. Leur syndicat a mis en branle jeudi dernier un plan de mobilisation « pour faire bouger les choses ».

Les infirmières affirment que depuis la fusion des établissements de santé en 2015, leurs conditions de travail se sont nettement détériorées.

Lors d'une assemblée générale, près de 1100 membres du Syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches ont voté massivement en faveur de nouveaux moyens de pression.

« La mobilisation est à son plus haut niveau et les professionnelles en soins sont prêtes à se battre pour leurs conditions de travail », souligne Laurier Ouellet, président du Syndicat FIQ dans Chaudière-Appalaches.Depuis quelques jours donc, les infirmières portent des cordons lumineux, des autocollants et une brosse à dents avec leur uniforme. Elles souhaitent ainsi rappeler qu’elles savent lorsqu’elles rentrent au travail, mais qu’elles ignorent quand elles rentreront à la maison.

Le syndicat dit recevoir une quarantaine d'appels par jour, d'infirmières en détresse.

« Tout est fait à la course. Tout est fait à la hâte […] C’est rapide. Les résidents et les familles nous interpellent », indique Patricia Pouliot, infirmière auxiliaire.

Les infirmières promettent d'intensifier les moyens de pression au cours des prochaines semaines.

De son côté, la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches invite le syndicat à s'assoir à la table des négociations, assurant qu’il s’agit du « processus le plus efficace pour faire avancer les choses ».

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