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Nouvel outil pour intervenir en cas de commotions cérébrales

Les organisations sportives et les écoles ont désormais accès à un nouvel outil pour mieux gérer les commotions cérébrales. La Collaboration canadienne sur les commotions cérébrales (CCC) vient de produire un guide qui leur permettra de prévenir et de prendre en charge ce problème de santé publique.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

« On n'a plus à convaincre les gens de l'importance des commotions cérébrales. Maintenant, les gens ont besoin d'être accompagnés », lance le président de la CCC, le Dr Pierre Frémont.

Le document est en fait un questionnaire avec réponses fourni aux organisations qui leur permettra d'entreprendre une réflexion sur leurs politiques et les protocoles de gestion des commotions cérébrales en place.

La CCC souhaite ainsi « combler le vide » qu'elle constate entre les recommandations des experts et la réalité des milieux sportifs et scolaires.

« On ne remet pas en question les recommandations des experts. Ce qu'on essaie de faire, c'est d'accompagner les milieux vers l'application de ces recommandations, ce qui n'est pas toujours évident », précise celui qui est aussi professeur titulaire à la Faculté de médecine de l'Université Laval.

Selon l'organisation, l'application de ce guide contribuera à la détection précoce et à l'application immédiate des mesures de prises en charge des commotions cérébrales ce qui permettra d'éviter l'aggravation du problème et de réduire le risque de séquelles à long terme.

« C'est de l'éducation. C'est de mettre en place une stratégie de suivi de chaque cas pour s'assurer qu'on n'échappe pas de jeunes qui retourneraient jouer au hockey sans être capable d'aller à l'école », ajoute le Dr Frémont.

Pour les petites organisations

La CCC souhaite ainsi accompagner les petites organisations. Les athlètes de haut niveau ont souvent déjà accès à une multitude d'experts et de technologies pour gérer les commotions cérébrales.

« L'Université Laval agit de façon exemplaire depuis un bon moment. C'est vraiment à partir des premiers plans de participation où les jeunes subissent leur première commotion non reconnue qu'il faut apprendre à mieux faire », mentionne le Dr Pierre Frémont.

Il précise que le défi n'est pas d'ajouter des ressources, mais plutôt d'améliorer les connaissances souvent limitées des intervenants en place.

« Au petit club de ski de la montagne d'à côté, on a des jeunes enfants qui sont remis dans les mains de jeunes adultes pendant quelques heures, et là, il peut survenir une commotion [...] Mais il y a quand même un potentiel de très bien appliquer dans ces milieux-là, les principes de gestion d'une commotion cérébrale. »

Le document sera présenté aux organisations sportives et scolaires de partout au Canada au cours des prochaines semaines.

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