Les enseignants, des fonctionnaires ainsi que des travailleurs de la santé se sont mobilisés dans la grande région de Québec vendredi, pour une deuxième journée de suite.

Plusieurs services ont fonctionné au ralenti ou ont été paralysés. Les écoles publiques ont été fermées et les traversiers entre Québec et Lévis sont demeurés à quai pour la journée.

Les enseignants ont tenu des piquets de grève entre autres devant les commissions scolaires des Premières-Seigneuries et de la Capitale. Environ un millier d'enseignants ont manifesté pour faire entendre de nouveau leurs revendications.

Denis Simard, président du Syndicat de l'enseignement de la région de Québec, a rappellé que les enseignants revendiquent de meilleures conditions de travail et davantage de services aux élèves.

« On veut être capable de faire notre travail. Les tâches sont de plus en plus lourdes. À ça est aussi collé la question du service à l'élève, le nombre d'élèves par classe, l'argent aussi pour les élèves en difficulté. Le gouvernement nous a parlé de maintenir ces sommes-là pour les élèves, mais nous, on veut les bonifier. »

Le Front commun continue de dénoncer la dernière offre gouvernementale, mais garde espoir d'en arriver à une entente.

En après-midi, près de 2200 enseignants des commissions scolaires des Premières Seigneuries et de la Capitale se sont réunis au Centre de foires d'ExpoCité pour faire le point sur les négociations. Ils ont reconduit à 79 % le mandat pour trois autres journées de grève, à prendre au moment jugé opportun. Le scénario des 1er, 2 et 3 décembre pourrait être modifié.

« On veut se garder des outils, des armes, on ne sait pas ce qui va arriver. Ils nous ont fait une offre qui a été qualifiée par nos représentants de 4 trente sous pour 1 $. Maintenant, on va réfléchir à comment on relance tout ça », a expliqué Denis Simard.

Un projet de loi qui alimente la colère

Le projet de loi du gouvernement Couillard pour augmenter le salaire des députés ajoute aussi au mécontentement. Les enseignants y voient une certaine provocation.

« C'est le maximum du cynisme. Ils voudraient la parité avec d'autres parlementaires canadiens, alors que si on sort notre tableau, on est la seule province à 17 échelons », déplore Jean Lampron, enseignant à l'école secondaire Jean-de-Brébeuf.

Quelque 70 000 employés de l'État de la région prennent part aux journées de grève du Front commun intersyndical, qui réunit cinq centrales syndicales.

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